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Carrosserie

Peinture : une année 2011 moins difficile que prévu

Publié le 24 mai 2012
Par Alexandre Guillet
3 min de lecture
Depuis plusieurs années, chaque nouvel exercice s’annonce comme celui de tous les dangers pour le marché de la peinture. L’année 2011 ne faisait pas exception, et les fabricants se révèlent pour autant relativement satisfaits d’avoir su limiter la casse.
Depuis plusieurs années, chaque nouvel exercice s’annonce comme celui de tous les dangers pour le marché de la peinture. L’année 2011 ne faisait pas exception, et les fabricants se révèlent pour autant relativement satisfaits d’avoir su limiter la casse.
Depuis plusieurs années, chaque nouvel exercice s’annonce comme celui de tous les dangers pour le marché de la peinture. L’année 2011 ne faisait pas exception, et les fabricants se révèlent pour autant relativement satisfaits d’avoir su limiter la casse.

Après plusieurs années particulièrement tendues, surtout par rapport à la restructuration du marché de la réparation-collision en général, la situation semble se stabiliser, à défaut d’être nettement porteuse. L’année 2011 est venue confirmer cette tendance. Loin de tout triomphalisme, Bernard Lanne explique ainsi pour le groupe PPG : “Au début de l’année 2011, j’étais même plutôt confiant, dans la mesure où le changement de culture que nous avons initié visait notamment à nous mettre en large partie à l’abri des aléas du marché. Nous avions aussi su convaincre de nouveaux partenaires distributeurs, et pas des moindres. Dès lors, vu la force de notre distribution et la montée en puissance de nos accords avec les principaux influenceurs, assureurs, plates-formes, réseaux indépendants, nous n’étions pas inquiets outre mesure et nous avons d’ailleurs réalisé une bonne année.”

Même son de cloche chez DuPont : “Il y avait des inquiétudes à l’aube de 2011, mais nous avons su tenir notre cap. Sur un marché tendu, avec une sinistralité orientée à la baisse, il faut d’abord veiller à défendre ses parts de marché, ce que nous avons su faire dans le périmètre de l’après-vente constructeurs, grâce à des relations de confiance, comme dans le périmètre des indépendants. J’insiste d’ailleurs sur l’importance capitale de la qualité de notre distribution qui fait valoir solidité financière, stabilité et qualité des services. En outre, avec le lancement de Cromax Pro, une troisième génération de produits hydrodiluables qui marque une vraie rupture en allant bien au-delà de la simple substitution de produits solvantés, nous disposions d’un formidable levier de conquête qui nous a permis de séduire de nombreux nouveaux clients”, explique Yves Valor.

Chez Glasurit, Erwan Baudimant, récemment nommé dans la continuité en lieu et place de Fabien Boschetti, promu au niveau européen au sein du groupe, tient un discours similaire : “Le marché était tendu, nous estimons son repli à - 6 %, mais on ne saurait pour autant parler d’une année noire. En fait, même si le nombre des réparations est à la baisse, les choix que nous avions faits ces dernières années se révèlent payants et portent leurs fruits, ce qui explique que nous progressions. Notre développement s’opère au niveau de la distribution indépendante, notamment via l’AutoDistribution, comme au niveau de notre distribution intégrée. Sur ce dernier point, on peut même parler de croissance organique, générée par les investissements consentis ces derniers temps. Nos gains de parts de marché peuvent donc s’expliquer à l’aune de deux éléments : avoir su signer des partenariats réalistes avec les bons partenaires et avoir maintenu nos équipes sur les routes, malgré toutes les tentations de réduction de voilure qui peuvent naître sous l’effet crise.”

Loin des majors, le groupe Lechler a aussi tenu ses positions, comme nous le confirme Emmanuel Delorme, le successeur de Gérard Martin, épaulé par Denise Dufour au poste de directrice administrative et financière : “Sur un marché difficile, je dirais que 2011 est une année plus qu’honorable pour Lechler. L’activité carrosserie n’était clairement pas porteuse, mais nous avons su tirer notre épingle du jeu en nous appuyant sur notre distribution, un axe stratégique mis en exergue depuis 2009. Nous avons réussi à consolider le développement du business avec les partenaires nous ayant rejoints récemment et nous avons aussi couvert trois nouveaux secteurs géographiques. Par ailleurs, nous avons enregistré une croissance à deux chiffres dans le secteur industriel, qui représente environ 37 % de notre chiffre d’affaires et qui conserve un important potentiel. En outre, le domaine du nautisme représente désormais environ 5 % de notre activité et suit un trend de progression. Cette diversification n’est pas négligeable car, au global, elle peut éventuellement nous permettre de faire tampon si le marché de la carrosserie auto allait fléchissant.”

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