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Emissions : Klarius contrôle sur toute la ligne

Publié le 7 juillet 2011
Par Hervé Daigueperce
3 min de lecture
Bien décidé à reprendre sa place sur le marché de l’échappement en Europe et notamment en France, le groupe Klarius investit sur les trois familles de l’échappement et constitue ses gammes.
Des murs d’accessoires (supports, brides, joints, collerettes, joints, colliers etc.) sont à la disposition des ingénieurs pour compléter les lignes. (En phase de conception)
Des murs d’accessoires (supports, brides, joints, collerettes, joints, colliers etc.) sont à la disposition des ingénieurs pour compléter les lignes. (En phase de conception)

Sans être un géant de l’équipement, le groupe présidé par Tony Wilson annonçait l’an dernier un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros, pour une activité essentiellement dédiée à l’aftermarket. Répartis en 7 grandes familles et 100 000 références (freinage, transmission, électricité, refroidissement, moteur, direction et suspension, contrôle des émissions) les produits des usines de Klarius (que ce soit Lip, Friesen ou, bien sûr, Quinton Hazell) revendiquent leur qualité d’origine (certificat de conformité au règlement d’exception) alors que plusieurs milliers de nouvelles références ont vu le jour en un an. Depuis la reprise par le président Tony Wilson et la venue de Paul Hannah, de Dave Cheetham et d’Andrew James, (des spécialistes des métiers de l’équipement automobile, Paul et Andrew étant ingénieurs), le groupe a subi comme un électrochoc positif, illustré par “l’esprit “lean”, par lequel chacun est libre d’apporter ses améliorations dans la production, un esprit impulsé par la direction générale” commente Véronique Auger, la coordinatrice marketing et communication Europe. Et dont on verra prochainement la nouvelle identité graphique tournée autour du “Think Big, Think Klarius Group” (Big on OE Quality, Big on Availability, Big on Delivery, Big on Service). En France, cela sera traduit par “Excellence”.

L’échappement en ligne de mire

Au cœur du développement stratégique du groupe, l’échappement prend une large place si l’on considère les derniers actes : ouverture d’un nouveau centre de distribution des produits “contrôle des émissions” en Hollande, et inauguration d’un autre centre de distribution de 2 000 m2 en Allemagne. Mais surtout, ce qui est à souligner, relève de l’activité exponentielle des centres de R&D comme celui que nous avons visité à Cheadle, dirigé par Doug Bentley, au beau milieu de l’usine de production et d’une unité de logistique (Klarius a investi 850 000 livres sur la seule logistique de Grande Bretagne, flotte et modernisation des entrepôts). Il faut préciser qu’en 2009, ce sont 2,5 millions d’échappements qui ont été produits, soit 7 000 références (656 nouvelles) et 250 000 catalyseurs, soit 1 350 références au catalogue (75 nouvelles) et 8 000 brides. Et quand on parle de famille, il ne faut pas oublier le petit dernier, dont l’apparition en France commence à faire du bruit. Le FAP, pour ne pas le nommer, arrive, fort d’une trentaine de références, non pas en rénové, mais en neuf et homologuées (TÜV), pas seulement sur PSA, mais aussi sur Volkswagen, Nissan, etc. En réalité, une vraie gamme destinée à couvrir le plus grand nombre d’applications du parc roulant. Bref, l’échappement est sous contrôle.

Cheadle : 20 000 m2 et une piste d’essai

Cheadle à l’ouest de Manchester accueille le site de production d’échappements (toutes catégories confondues) de Klarius et aussi le centre de développement et un entrepôt logistique, avec 250 employés dont une trentaine d’ingénieurs. Une autre usine est aussi sise au Royaume Uni à Glasson Dock sur 9 000 m2, produisant 2 200 références d’échappement avec le concours de 120 personnes. Avec ces deux sites, Klarius atteint les 97 % de couverture du parc européen. Pour revenir à Cheadle, le site principal, Klarius Group entend bien en faire un modèle du genre. Revendiquant son activité aftermarket en échappement, l’équipementier veut aller au-delà de l’homologation et des tests en vigueur en upgradant son niveau de contrôle. Chaque système, conçu à Cheadle, reçoit, toutes les semaines, la visite d’un inspecteur de la commission d’homologation, compte tenu du nombre de références produites et, seulement un nombre infinitésimal de pièces sont retoquées. La force de Klarius consiste à avoir misé sur la souplesse en matière de production : petites, voire très petites séries, sont mises au point pour les catalyseurs par exemple et aussi pour les échappements traditionnels, dont de grosses séries peuvent être produites également. Un exemple, le double échappement de la Mini ! D’où l’importance de posséder sur le site même le centre de recherche et d’homologation. L’idée étant de tout développer ici, et d’acheter le moins possible à l’extérieur.

 

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