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En Guadeloupe, Euro VI a boosté Renault Trucks

Publié le 15 juin 2015
Par Hervé Daigueperce
3 min de lecture
Profitant de la nouvelle gamme Euro VI, la Saci en a profité pour “rafraîchir” le site dédié à Renault Trucks et lui délivrer encore plus de notoriété.
Profitant de la nouvelle gamme Euro VI, la Saci en a profité pour “rafraîchir” le site dédié à Renault Trucks et lui délivrer encore plus de notoriété.
Profitant de la nouvelle gamme Euro VI, la Saci en a profité pour “rafraîchir” le site dédié à Renault Trucks et lui délivrer encore plus de notoriété.

Devant la façade, de nombreux véhicules utilitaires arborent fièrement les couleurs de Renault Trucks, des couleurs “noir et rouge” qui font dire aux voisins qu’une nouvelle concession s’est installée ! C’est dire si les changements ont été d’envergure, menés tambour battant par Philippe Raynal, président de la Saci, la filiale Renault Trucks et pièces détachées automobiles, VUL et VI du groupe Loret. “L’exposition de véhicules neufs Renault Trucks sous la bannière et les normes de la signalétique en vigueur du constructeur montre que le site est entièrement dédié à Renault Trucks qui nous a soutenus dans cette transformation”, commente Philippe Raynal après avoir expliqué quelques choix stratégiques d’envergure. En effet, après la crise qui a secoué l’île, il a fallu à la plupart des entreprises revoir leur copie afin de se concentrer sur une sélection d’activités. C’est ainsi que Philippe Raynal n’a pas hésité à se séparer des marques Daf, Irisbus, Valtra, Massey Ferguson, Terex, ou encore Temsa bus pour libérer tout l’espace à Renault Trucks, aux ateliers (8 baies) et aux pièces. De quoi bien servir le client, d’autant que l’aire de réception des personnes va aussi être totalement refaite, l’aire de stockage de VN également, et le toit va être surélevé. Entre autres améliorations, Philippe Raynal ayant moult projets – comme de réaliser deux entrées – dont nous reparlerons.

Du service, des hommes et des ateliers

A l’atelier, la Saci compte 12 personnes dont 9 sont attachées à l’atelier, et à la clientèle, ainsi que 3 à la réception et à l’administratif pour Renault Trucks. La question des ressources humaines s’avère encore plus douloureuse qu’en métropole car, s’il est très difficile de recruter, il devient encore plus problématique d’assurer des formations, puisqu’il est impossible de consacrer une journée par semaine en formation continue, à Paris ou à Lyon… Et cela vaut pour tous les types de personnel, tous devant aujourd’hui être qualifiés. A la réception pièces, une aire est dédiée à la vente des pièces Renault Trucks, qui occupent trois vendeurs, et une autre à la vente de pièces poids lourds multimarques, dont on compte 5 à 6 vendeurs comptoir. 5 vendeurs sillonnent par ailleurs les routes. Il va sans dire que l’on doit satisfaire son client quoi qu’il arrive et les propriétaires de Renault Trucks ont aussi d’autres véhicules. Cela représente un gros effort financier, car il faut penser au délai d’acheminement pour estimer les stocks de pièces qui doivent tenir entre 4 et 6 mois, et au stock de véhicules neufs. On imagine sans peine l’immobilisation financière… Aussi, est-il difficile de parler d’Internet aux concessionnaires comme aux distributeurs grossistes, Internet qui ne stocke pas, ni n’est encore taxé par le port…

Du diag et du frein

Entre le chiffre d’affaires pièces de la Saci (VL et PL) et celui des VN Renault Trucks, la Saci (117 personnes) affiche un chiffre d’affaires de 26,8 millions d’euros (le groupe Loret pesant 260 millions d’euros), dont 18 millions uniquement pour les pièces VL. Un chiffre d’affaires et une rentabilité en progression, suite à la restructuration d’après crise. Le recentrage sur Renault Trucks en VN et plus généralement sur le PL en pièces et atelier, a été bénéfique. En 2014, ce sont 98 VN qui ont été vendus, et côté VU, ce sont les fourgons qui l’emportent (50 %) contre 25 % pour la benne et 25 % pour le Maxity. La nouvelle gamme fait pousser des ailes et permet d’avoir une offre complète et concurrentielle. En revanche, il faut disposer de quelques moyens, puisqu’il faut compter un an pour commercialiser un PL, avec les contraintes financières, fiscales puis de logistique et de préparation. Il faut 3 mois pour avoir un VU s’il y a du carrossage, entre un et six mois pour un VI en fonction des demandes du client. Grosso modo, la Saci a 1,5 million d’euros dehors pour le VN car c’est elle qui achète… Pour l’atelier, le nombre d’entrées augmente, avec 170 entrées par mois en SAV PL. Le multimarque étant devenu une nécessité pour répondre aux exigences des clients en pièces (depuis 2013) et atelier, l’effort en acquisition d’outils de diagnostic a reçu un excellent accueil. La partie bancs de freinage est en cours de réflexion… La question du choix des investissements en Guadeloupe n’ayant rien à voir avec la métropole, le droit à l’erreur étant encore plus restreint. Mais la stratégie de la Saci semble engager l’entreprise sur de bons rails.

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