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Equip Auto 2011 à l’heure du bilan

Publié le 23 novembre 2011
Par Frédéric Richard
2 min de lecture
L’édition 2011 d’Equip Auto s’est clôturée au soir du 15 octobre, sur un bilan plutôt positif. La fréquentation affiche près de 100 000 visiteurs, soit une hausse de plus de 10 %, par rapport à l’édition 2009, sinistrée, il est vrai, par la crise économique de l’époque.
L’édition 2011 d’Equip Auto s’est clôturée au soir du 15 octobre, sur un bilan plutôt positif. La fréquentation affiche près de 100 000 visiteurs, soit une hausse de plus de 10 %, par rapport à l’édition 2009, sinistrée, il est vrai, par la crise économique de l’époque.
L’édition 2011 d’Equip Auto s’est clôturée au soir du 15 octobre, sur un bilan plutôt positif. La fréquentation affiche près de 100 000 visiteurs, soit une hausse de plus de 10 %, par rapport à l’édition 2009, sinistrée, il est vrai, par la crise économique de l’époque.

Les visiteurs internationaux constituent aussi l’un des critères déterminants pour évaluer la réussite d’un tel évènement. Sur ce point, les organisateurs annoncent 30 % du visitorat global provenant de l’étranger, ce qui constitue une belle performance, et réaffirme l’aura du salon national français hors de nos frontières. On y a vu - et c’est tant mieux - une représentation importante des pays du Maghreb, qui reviennent au goût du jour, entre événements et explosion des marchés intérieurs, relocalisation des constructeurs européens et surtout français, le Maghreb plaît.

Des retours remarqués, des absences…

Le retour de groupements de distribution, ou de grands fabricants comme Facom ou Sam Outillage, sont également autant de signes de l’importance d’un grand salon national. Il faut reconnaître que leur absence, en 2009, avait suscité pas mal de questionnements et de désistements en cascade…

Equip Auto est donc parvenu à fédérer de nouveau, et les trois partenaires actionnaires (FIEV, FFC et Comexposium) ne boudent pas leur plaisir.

Pourtant, la tâche n’était pas simple pour les organisateurs, tant les écueils, structurels et conjoncturels, sont venus troubler la bonne mise en place du salon. Pour preuve, de grands équipementiers, qui, pour se dédouaner de leur absence, laissaient entendre que 2011 serait la dernière édition. Leurs raisons étaient multiples, parfois louables… Comme la montée des salons régionaux - dont l’utilité peut être reconnue, mais qui, se multipliant, grèvent d’autant la faculté des marques à se voir partout représentées.

Une édition riche

Parmi les faits marquants de l’édition 2011, on a ressenti la forte implication des acteurs du recyclage, qui ont fait une apparition remarquée dans les allées d’Equip Auto. La présence de Praxys, Chimirec ou encore de Veolia, montre tout l’intérêt de la gestion des déchets dans la vie de la filière. Un phénomène à ne pas négliger, et qui constituera sans doute l’un des axes d’Equip Auto 2013, au même titre que la pièce de réemploi.

Par ailleurs, si des interrogations subsistaient, avant l’ouverture du salon, sur l’organisation des exposants, concentrés cette année sur deux halls, elle semble avoir démontré son efficacité, puisque les visiteurs ont pu, plus aisément, visiter l’ensemble des stands, dans des univers plus ou moins dédiés, où étaient rassemblés les acteurs d’un même marché, le diag par exemple.

La méprise chinoise

La présence d’exposants asiatiques a aussi été jugée inappropriée par certains, dans une manifestation dont le principal actionnaire s’avère être la FIEV. Pourtant, il convient de ne pas pratiquer de protectionnisme désordonné et, au contraire, de connaître et d’accueillir ces industriels qui, si l’on y prend garde, pourraient, à terme, engloutir quelques-uns de nos plus beaux fleurons industriels…

Au rang des domaines perfectibles, on citera encore et toujours le problème de la fréquentation des réparateurs, carrossiers et autres spécialistes. Un défaut qu’il ne faut pas imputer aux seuls organisateurs… Si les différentes fédérations et groupements décidaient de se mettre à la bonne table des négociations, cette catégorie de visiteurs arpenterait les allées avec autant de force qu’il y a quelques années. Le problème avancé de l’éloignement reste à considérer mais n’est pas le seul responsable, puisque 66 % des visiteurs français venaient des provinces françaises autres que celle d’Ile-de-France. Les réparateurs savent donc prendre le TGV ! Et, si on veut les rassembler dans un esprit convivial et les amener par Autocar (ce qu’ont fait plusieurs distributeurs adhérents de la Feda), nul doute que les organisateurs feraient des concessions (sans jeu de mots).

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