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Internet, c’est comme le cholestérol : il y a le bon et le mauvais !

Publié le 21 mars 2013
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2 min de lecture
Ne pas vouloir composer avec Internet est un mauvais calcul : Internet et ses applications sont là. C’est le progrès et la modernité et globalement, on ne peut pas se plaindre de tout ce que cela nous apporte dans notre vie courante et nos activités professionnelles.
Ne pas vouloir composer avec Internet est un mauvais calcul : Internet et ses applications sont là. C’est le progrès et la modernité et globalement, on ne peut pas se plaindre de tout ce que cela nous apporte dans notre vie courante et nos activités professionnelles.

Cela étant, comme en tout, excès et dérives détruisent les bénéfices logiquement attendus. Et, de la même manière que le médecin va chercher à réduire le mauvais cholestérol et à augmenter le bon pour aboutir à un ratio satisfaisant, notre filière, dans son ensemble, doit agir pour mieux exploiter les ressources du web qui améliorent les services, la création de valeur et la gestion des entreprises, au bénéfice de nos clients, et simultanément contribuer à réguler les mauvaises pratiques, en s’appuyant sur la réglementation en vigueur, et aussi sur les organismes chargés de faire respecter cette réglementation.

Par ailleurs, tout particulièrement aujourd’hui dans le contexte économique et social national, et les politiques y sont très sensibles, c’est malheureusement contre productif de soi-disant apporter du pouvoir d’achat au consommateur en ne faisant que casser les prix si cela doit se faire en escamotant les taxes et la contribution aux organismes sociaux ou en contribuant directement ou indirectement à la destruction d’emplois et de valeur.

La balance nationale est ainsi faite que ce qui paraît virtuellement “épargné” d’un côté revient inéluctablement sur le consommateur et les entreprises sous forme d’impôts et taxes supplémentaires. La boucle de l’égoïsme et de la bêtise est bouclée et cela ne rapporte rien à personne.

D’ailleurs, à l’examen des nombreux articles dans la presse qui traitent de la vente sur le net, tous produits confondus, il s’avère que dans sa globalité ce canal ne génère que peu de valeur et que la fragilité financière du secteur comme sa faible rentabilité sont pointées du doigt. Et que dire du commerce Internet de la pièce automobile ? La réalité est très crue à la lecture des comptes et des bilans des principaux acteurs et le moins qu’on puisse évoquer c’est que ce n’est pas vraiment contributif à de la création de valeur !

Heureusement que d’autres acteurs de la distribution et des services ont l’intelligence d’associer l’outil Internet avec leurs moyens physiques de magasins, de SAV et d’ateliers, c’est-à-dire la disponibilité immédiate de proximité d’une offre multiple, le conseil et la sécurité du professionnel, la garantie et le remplacement sans surprise, la valorisation de la marque, etc. Les services sont améliorés et la création de valeur et l’emploi sont respectés.

De la même manière encore que le médecin ne cherchera pas à supprimer votre cholestérol mais plutôt à réguler votre métabolisme pour préserver le bon, notre secteur d’activité a dans la législation française et européenne tous les ingrédients disponibles pour que les acteurs puissent réguler leur distribution, y compris la distribution B2C par le web, dans l’intérêt général de la santé de la filière et in fine pour la sécurité et la qualité du service à nos clients automobilistes.

Mais encore faut-il que les acteurs de notre filière aient la volonté de se soigner et d’adopter de sains principes de fonctionnement.

C’est ce que nous souhaitons à tous les acteurs, du fabricant au distributeur jusqu’aux intervenants professionnels pour, tous ensemble contribuer sainement à la création de valeur, la préservation des emplois et la contribution légitime à notre économie nationale au service des consommateurs automobilistes.

Il n’est pas impossible qu’il y ait quelques accidents “circulatoires” chez ceux qui n’auront pas voulu adopter une “bonne hygiène de vie” mais c’est à eux de choisir.
 

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