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Le plan automobile gouvernemental : pour un redressement de la filière

Publié le 11 septembre 2012
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3 min de lecture
La lecture de ce plan pourra être différente selon les sensibilités de chacun. Pour notre part, nous y retrouvons un certain nombre de réflexions et orientations intéressantes.
La lecture de ce plan pourra être différente selon les sensibilités de chacun. Pour notre part, nous y retrouvons un certain nombre de réflexions et orientations intéressantes.
La lecture de ce plan pourra être différente selon les sensibilités de chacun. Pour notre part, nous y retrouvons un certain nombre de réflexions et orientations intéressantes.

Par exemple, la volonté d’abandonner les subventions “à fond perdu” et sans cohérence globale ni contrôle pour des aides plus ciblées avec des objectifs partagés et validés et des contreparties sociales et industrielles nationales. Aussi une analyse plus objective des forces et faiblesses de notre filière automobile par rapport à la concurrence internationale pour éviter les arguments (excuses ?) trop faciles conduisant à des solutions qui ont largement démontré leur inefficacité ces dernières années. Egalement un objectif qui n’est pas obligatoirement de vendre plus d’autos dans un marché mature mais surtout de mieux les vendre et éviter les effets pervers d’une prime à la casse par exemple.

Par contre, on peut regretter que cette filière n’ait pas encore été ouverte aux acteurs de la Distribution et de la Réparation Indépendante pourtant représentatifs de près de 200 000 employés et 50 % de l’activité des services de l’Après Vente. Et pourtant, les acteurs Indépendants, outre leur importante contribution à l’activité économique des territoires par l’entretien et la réparation des véhicules depuis le premier jour jusqu’à leur fin de vie, et au-delà avec la déconstruction et le recyclage, représentent un outil de veille précieux sur la conception et la fiabilité dans le temps, et donc sur l’image qui ressort de la marque avant d’orienter la nouvelle acquisition de l’automobiliste.

La filière de la Distribution et de la Réparation Indépendante a coutume d’intervenir sur toutes marques, tous types de véhicules, tous usages et ce, indépendamment de leur origine de construction. Il n’empêche que nous ne sommes pas indifférents à ce qui touche l’activité industrielle nationale. C’est ainsi que déjà en 1983, la FEDA faisait la promotion du “made in France”. Alors, encore aujourd’hui, directement ou indirectement, nous continuons d’agir dans le sens des leviers d’action cités par le gouvernement.

• Encourager l’achat de véhicules écologiques populaires.
Les 40 000 entreprises de la Distribution et de la Réparation Indépendante apportent les services de proximité les plus adaptés aux besoins des automobilistes. Elles s’équipent et se forment pour que ce soit aussi le cas avec les véhicules décarbonés afin de rassurer les acheteurs de ces véhicules, qu’ils soient issus de grands constructeurs nationaux ou d’acteurs régionaux ou locaux parfois mieux à même de répondre à des besoins spécifiques de mobilité écologique. De même qu’on ne peut se désintéresser d’un entretien particulièrement adapté aux émissions des 38 millions de véhicules du parc roulant pour les maintenir au plus près de leurs émissions nominales. C’est l’objet de notre plan d’action Eco-Entretien®.

• Soutenir la trésorerie et l’investissement… permettre à la filière de rebondir grâce à l’innovation.
Nos PME sont engagées dans une démarche d’investissements, de modernisation, pour répondre aux besoins des nouvelles technologies, plus de qualité, de rapidité au meilleur coût. C’est une opportunité de développement pour nos fabricants, majoritairement français, d’appareils et d’équipements d’ateliers. Nos concepts innovants de service s’exportent en Europe et sur d’autres continents en entraînant des fabricants fournisseurs, souvent français.

• Préserver l’emploi… faire émerger de nouveaux emplois.
Nos entreprises offrent des emplois de tous niveaux et de différentes catégories. C’est une opportunité sociale importante répartie sur l’ensemble du territoire. Emplois CDI non délocalisables. Les nouvelles technologies, le renouvellement naturel, ce sont plusieurs milliers d’emplois à couvrir en permanence, ouvrant éventuellement la porte à des reconversions d’emplois industriels.

• Création d’une véritable filière de la déconstruction et du recyclage.
Depuis toujours la Distribution Indépendante fait la promotion des produits recyclés en rénovation, et maintenant en réemploi pour ceux qui peuvent l’être. Ce sont des activités génératrices de main-d’œuvre, qui plus est économiques pour l’automobiliste et qui réduisent les émissions de CO2 et préservent les ressources naturelles.

• Réorienter les règles… en faveur d’un juste échange.
La FEDA, avec de nombreux partenaires, se bat pour la mise en place de règles de plus juste échange en France en abolissant le monopole existant sur les pièces de rechange de carrosserie. Monopole qui pousse à la baisse l’activité donc l’emploi dans la réparation-collision et qui pénalise fortement l’activité commerciale des entreprises françaises frontalières face à la libre concurrence qui existe chez nos voisins européens. Ce monopole hors d’âge ne protège même plus le “made in France”.

Le Ministre a souhaité développer une vision partagée par l’ensemble des acteurs de la filière, y compris les fournisseurs de service. La FEDA forte de ses différents formats d’acteurs et partenaires compte bien participer et apporter sa contribution.
 

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