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Le travail au black plombe l'après-vente en Espagne !

Publié le 11 avril 2013
Par Alexandre Guillet
< 1 min de lecture
Selon l'organisme professionnel Ganvam, plus de 17% des opérations d'après-vente sont désormais réalisées au noir, voire purement et simplement par des ateliers "clandestins" en Espagne.
Selon l'organisme professionnel Ganvam, plus de 17% des opérations d'après-vente sont désormais réalisées au noir, voire purement et simplement par des ateliers
Selon l'organisme professionnel Ganvam, plus de 17% des opérations d'après-vente sont désormais réalisées au noir, voire purement et simplement par des ateliers "clandestins" en Espagne.

La crise qui frappe durement l'Espagne a fait des dégâts spectaculaires sur les ventes de VN, le volume d'activité ayant baissé de 60% depuis 2008. Par voie de conséquence, l'âge moyen du parc s'est envolé et on estime qu'environ 50% des véhicules ont désormais plus de 10 ans.

Cette tendance aurait pu au moins profiter à l'activité après-vente, mais il n'en est rien, ce qui s'explique notamment par une tension extrême sur le pouvoir d'achat des ménages. La tentation du système D devient alors grandissante, avec les dérives que cela implique. 

Ainsi, selon Juan Antonio Sanchez Torres, président du Ganvam, les opérations réalisées au noir sont en forte croissance, concernant des ateliers ayant pignon sur rue, mais aussi des ateliers "clandestins" qui semblent faire florès. Les conséquences sont lourdes : plus de 17% des interventions sont désormais effectuées par ce biais, pour une ardoise estimée à 1 milliard d'euros par an !

Juan Antonio Sanchez Torres tire la sonnette d'alarme, en rappelant que l'activité après-vente a déjà chuté de plus de 20% ces cinq dernières années. Il pointe les risques liés à la sécurité, mais aussi les risques d'augmentation des défaillances financières des concessionnaires comme des indépendants, deux populations déjà exsangues. Il en appelle donc au gouvernement espagnol, militant pour un plan de soutien national en faveur de l'après-vente, sur le modèle de ce qui a été fait pour le VN, via le dispositif PIVE. Mais l'Etat espagnol peut-il se le permettre ?

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