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L’échange standard sous les feux du CDA

Publié le 19 avril 2012
Par Clotilde Chenevoy
2 min de lecture
A l’occasion du dernier Club des Distributeurs de l’Automobile, les thématiques de l’échange standard et de la pièce remanufacturée ont été abordées, notamment au travers d’une présentation de Josef Frank, directeur aftermarket du Clepa.
A l’occasion du dernier Club des Distributeurs de l’Automobile, les thématiques de l’échange standard et de la pièce remanufacturée ont été abordées, notamment au travers d’une présentation de Josef Frank, directeur aftermarket du Clepa.
A l’occasion du dernier Club des Distributeurs de l’Automobile, les thématiques de l’échange standard et de la pièce remanufacturée ont été abordées, notamment au travers d’une présentation de Josef Frank, directeur aftermarket du Clepa.

D’après les chiffres du Clepa, le marché du remanufacturing est estimé entre 8 à 10 milliards d’euros en Europe. Et, pour Josef Frank, directeur aftermarket du Clepa, “il s’agit d’une nouvelle activité qui faut prendre au sérieux”. La définition de l’échange standard a été précisée par le décret du 4 octobre 1978, modifié par celui du 5 septembre 1980.

Pour commencer, l’échange standard englobe autant l’échange-vente que l’échange-réparation. Ainsi, le texte stipule que “la mention “échange standard” ne peut être utilisée pour désigner, en vue de la vente, un moteur, un organe ou un sous-ensemble monté ou destiné à être monté sur un véhicule automobile, en remplacement d’un élément usagé qui fait l’objet d’une reprise, que si le moteur, l’organe ou le sous-ensemble livré, identique ou équivalent, est neuf ou a été remis en état conformément aux spécifications du fabricant, soit par celui-ci, soit dans un atelier dont les moyens de production et de contrôle permettent de garantir les caractéristiques d’origine.

Lorsqu’il est procédé à une telle opération, la mention “échange standard” suivie du nom ou de la raison sociale du constructeur ou de l’auteur de la restauration doit être inscrite en caractères apparents sur tous les documents commerciaux, notamment sur les devis de réparation, les bons de commande et de livraison, et les factures.”

L’opération d’échange-réparation revêt un grand intérêt dès lors que le coût de la pièce est important. Les équipementiers pensent notamment aux applications possibles sur les calculateurs, d’autant que le point bloquant jusqu’ici, à savoir la gestion du software, semble être résolu. Thierry Leblanc, directeur général aftermarket de Bosch, a annoncé à l’occasion de la table ronde tenue lors du CDA que les usines allaient pouvoir, via un portail, charger à nouveaux les calculateurs. Pour Nicolas Finck, directeur distribution France, Benelux, Afrique du Nord de TRW Automotive Aftermarket, “il est impératif de travailler sur des solutions pour développer des volumes. La rechange constructeur domine actuellement ce marché, les indépendants doivent se structurer pour déployer leur offre”.

L’une des clés de l’échange standard repose sur la récupération de la vieille matière. Et c’est sur ce point que les distributeurs dénoncent des problèmes dans la procédure de collecte des carcasses. Ils ont bien conscience de l’intérêt de pouvoir offrir une troisième offre à leurs clients, mais cette immobilisation a un coût. A qui de la financer ? Le débat reste ouvert, et devrait occuper la profession dans les années à venir.

Pour consulter le tableau "La gamme d'échange standard", cliquer ici.

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ZOOM - Photographie des offres en après-vente

OES :
Neuf suite origine
Neuf 2e niveau (Motrio - Eurorepar - Motorcraft…)
Echange standard
Réemploi (à l’étude ou à l’essai)

IAM :
Neuf suite origine ou équivalent OE
Neuf 2e niveau du fabricant
MDD
Echange standard
Echange réparation
Réemploi occasionnel

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