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Peinture : l’innovation en question

Publié le 25 mai 2012
Par Alexandre Guillet
2 min de lecture
En grossissant le trait, on peut presque avancer qu’il y a désormais deux écoles parmi les fabricants de peinture, par rapport à la force de l’innovation technologique comme argument commercial.
En grossissant le trait, on peut presque avancer qu’il y a désormais deux écoles parmi les fabricants de peinture, par rapport à la force de l’innovation technologique comme argument commercial.
En grossissant le trait, on peut presque avancer qu’il y a désormais deux écoles parmi les fabricants de peinture, par rapport à la force de l’innovation technologique comme argument commercial.

Certains estiment que la différenciation par la technologie est devenue très ténue entre majors, tandis que d’autres pensent au contraire que la technologie peut encore générer du business. Bernard Lanne ne cherche nullement à déprécier l’innovation technologique : “Il y a des innovations intéressantes, mais ce n’est actuellement pas une période où on attend des ruptures ou des révolutions.” Sur les écrans radars, rien qui ne soit susceptible de bousculer la mainmise des majors sur le marché et la hiérarchie existante. On peut être tentés de lui donner raison en analysant rétrospectivement la période de conversion aux produits hydrodiluables. Sur les marchés concernés, cette transition n’a pas engendré de glissement de terrain majeur de parts de marché entre les grands fabricants.

En revanche, les fabricants de taille plus modeste ont quasiment été annihilés. En fait, pour Bernard Lanne, l’enjeu de l’innovation se situe aujourd’hui sur un autre plan, dans le cœur des laboratoires de R&D à proprement parler : “Au-delà de l’augmentation des prix des matières premières, dont on parle beaucoup car cela engendre des hausses de tarifs, nous sommes surtout confrontés à un problème de raréfaction de certaines matières premières, un processus parfois irréversible. Dès lors, les chercheurs des grands groupes déploient des efforts gigantesques pour trouver des solutions de substitution. Cela passe notamment par de nombreuses et complexes reformulations.”

Après avoir largement mis en avant Cromax Pro comme une rupture, Yves Valor ne partage naturellement pas l’avis de Bernard Lanne : “Nous sommes des groupes technologiques et scientifiques avant d’être des groupes de services, et une grande partie de la compétition se joue là. Il ne faut surtout pas banaliser le produit. D’autant qu’il est clair que les grands fabricants ont parfois des approches différentes. On le voit au niveau de la colorimétrie, un périmètre essentiel qui conditionne 100 % du ressenti du client devant une opération de peinture. De plus, le pouvoir couvrant ou la durée de certains process ont bel et bien une traduction directe en rentabilité.”

Pour Erwan Baudimant aussi, l’argument technologique garde son importance. Et de citer en exemple la Ligne 90 de Glasurit et ses évolutions, nouveaux pigments, nouvelles sous-couches, technique Direct to Metal qui permet de gagner une étape dans le processus de réparation, etc.

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