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Projets et crédits : les bonnes pratiques à adopter

Publié le 21 mars 2013
Par Clotilde Chenevoy
3 min de lecture
Ouvrir une franchise, financer un agrandissement, un rachat de société ou un aménagement des locaux, il existe des solutions de crédit pour répondre à de tels projets. Mais il convient de respecter quelques points afin d’être sûr de décrocher son financement.
Ouvrir une franchise, financer un agrandissement, un rachat de société ou un aménagement des locaux, il existe des solutions de crédit pour répondre à de tels projets. Mais il convient de respecter quelques points afin d’être sûr de décrocher son financement.

Au salon de la Franchise comme au salon des entrepreneurs, la thématique financement attire de nombreux visiteurs désireux de faire le plein de conseils. Un bon financement permet d’assurer, dès le départ, la pérennité d’une entreprise. Mais pour chaque projet, il existe différentes solutions de financement et, surtout, des bonnes pratiques à respecter ! Voici d’ailleurs une liste de choses à faire ou à ne pas faire de Jean-Philippe Deltour, associé fondateur de Créditrelax, spécialisé dans le financement des PME.

Pas d’apport, pas de projet. Malgré tout le professionnalisme et l’expertise d’un entrepreneur, il ne pourra décrocher un financement sans un minimum d’apport personnel. Au-delà de l’aspect financier, pour les banques, c’est également un signe d’engagement fort dans le projet.

Aller voir son banquier avec un dossier incomplet. Sans avoir toutes les informations sur le projet, vous pourrez obtenir un accord de principe de votre banquier, mais cela n’a aucune valeur. Pire, il peut vous rassurer, espérant faire de vous un client, alors que votre montage financier n’est pas bon. Vous perdez ainsi du temps pour votre financement.

Savoir s’entourer. Avant de se lancer dans un projet, il convient de faire valider la solidité de celui-ci. Par exemple, faire vérifier un bail par un avocat semble indispensable. Dépenser 500 euros pour un projet à 250 000 euros, ce n’est rien. Prendre contact avec un expert-comptable ou encore passer par une société de conseils permet de s’assurer de la viabilité du projet, et de se protéger tout au long du processus.

Ne pas démarcher toutes les banques pour ensuite passer par un courtier. Que vous souhaitiez de votre côté démarcher quelques banques semble logique, mais sachez que toutes les entreprises bancaires que vous aurez consultées ne pourront plus l’être par un courtier. De plus, si vous avez des refus sur votre dossier car celui-ci a été mal préparé et/ou est incomplet, celui-ci sera visible par les autres banques. Et cela porte préjudice pour les autres négociations.

Prendre son temps. Pour obtenir un crédit aujourd’hui, même avec un dossier irréprochable, il faut tout de même compter un minimum de quarante-cinq jours. Le système de contrôle bancaire a été renforcé. De plus, même si le cédant insiste pour avoir rapidement une réponse, vous devez prendre le temps de comparer les différentes offres entre les banques.

Un investisseur ne peut se passer d’un opérationnel. Dans le cas où vous êtes juste un investisseur, non issu de l’automobile par exemple, il convient de vous associer de façon minoritaire avec un chef d’atelier, ou, au moins, de déjà disposer d’un opérationnel, voire d’une équipe, qui assurera le fonctionnement de l’entreprise.

Transmission d’entreprise, préparez aussi votre dossier. Pour améliorer la vente de votre entreprise, il convient également de “préparer la mariée”. En effet, pour valider la valeur à laquelle vous estimez votre société, vous devez en apporter la preuve auprès du futur acquéreur. Pour cela, vous devez vous faire aider de professionnels qui pourront certifier votre dossier. Par ailleurs, vous pouvez également faire appel à une société de conseils pour qu’elle vérifie et aide le potentiel acheteur. Cette solution vous assure que le candidat dispose des fonds nécessaires pour l’opération, et vous évite ainsi de perdre trois mois dans la vente si celui-ci n’arrive pas, au final, à décrocher ses financements.

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FOCUS - Crédit d’impôt compétitivité emploi : la nouveauté de 2013

Depuis le 1er janvier 2013, le gouvernement a mis en place le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), réservé aux entreprises ayant des salariés. Les micro-entreprises et auto-entrepreneurs ne peuvent pas en bénéficier. Ce crédit peut être utilisé pour de la recherche, de la formation, un recrutement, de la prospection de nouveaux marchés, ou encore reconstituer des fonds de roulements. En résumé, il peut servir à tout, sauf à payer les actionnaires ou augmenter le salaire des dirigeants ! Il est calculé sur l’exercice 2013, pour une application dès 2014. Le gouvernement a précisé que “le CICE porte sur l’ensemble des rémunérations versées aux salariés au cours d’une année civile qui n’excèdent pas 2,5 fois le Smic, calculé sur la base de la durée légale de travail, augmentée le cas échéant des heures complémentaires ou supplémentaires de travail, selon les mêmes que celles qui s’appliquent en matière d’allégements généraux de cotisations sociales”. Le taux du crédit atteint 4 % la première année, soit en 2013, puis 6 % les autres années.

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