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TRW chasse les carcasses

Publié le 7 juin 2011
Par Clotilde Chenevoy
2 min de lecture
En 2007, TRW a créé une activité dédiée à la pièce remanufacturée, appelée Remanufacturing Group. Celle-ci monte progressivement en puissance avec deux sites, le principal en République tchèque, l'autre en Angleterre. L'un des principaux enjeux réside dans l'approvisionnement en vieille matière, avec une logistique particulière à mettre en place, et une culture à créer auprès des professionnels.
En 2007, TRW a créé une activité dédiée à la pièce remanufacturée, appelée Remanufacturing Group. Celle-ci monte progressivement en puissance avec deux sites, le principal en République tchèque, l'autre en Angleterre. L'un des principaux enjeux réside dans l'approvisionnement en vieille matière, avec une logistique particulière à mettre en place, et une culture à créer auprès des professionnels.
En 2007, TRW a créé une activité dédiée à la pièce remanufacturée, appelée Remanufacturing Group. Celle-ci monte progressivement en puissance avec deux sites, le principal en République tchèque, l'autre en Angleterre. L'un des principaux enjeux réside dans l'approvisionnement en vieille matière, avec une logistique particulière à mettre en place, et une culture à créer auprès des professionnels.

L'usine de Frydlant, en République tchèque, représente la pierre angulaire du programme de remanufacturing pour le groupe TRW. L'équipementier travaille depuis longtemps sur ce sujet, mais le véritable tournant date de 2007, avec la création de l'entité Remanufacturing Group. "Les pièces remanufacturées représentent un véritable intérêt écologique et économique, assure Michael von Linden, directeur général de cette activité. TRW a fortement investi pour pouvoir garantir que la pièce remanufacturée dispose des mêmes standards qu'une pièce neuve. Cela passe par un strict respect des procédures."

Trois cent personnes s'attèlent ici à remanufacturer des crémaillères, des pompes de direction assistée, des étriers de freins pour les véhicules légers, et des boîtiers de direction pour le marché du poids lourd. Le chiffre d'affaires de cette activité se montait à 50 millions de dollars en 2010. L'usine rénove en moyenne 550 000 pièces par an, approvisionnant la rechange constructeur comme la rechange indépendante. La seule différence porte sur la propriété de la vieille matière. En effet, pour l'OES, ce sont les marques qui s'occupent d'envoyer les pièces sur le site de TRW, tandis que pour la partie IAM, c'est à l'équipementier de se charger de l'approvisionnement en carcasses. Ce point représente d'ailleurs l'un des principaux enjeux du remanufacturing.

Economique et écologique

L'attrait pour les pièces remanufacturées progresse de façon régulière, notamment dans le domaine du PL, où le coût des pièces se révèle élevé. Le prix d'une pièce remanufacturée étant inférieur de 25 à 45 % par rapport à une pièce neuve. Par ailleurs, TRW souligne l'aspect écologique de cette démarche, qui permet à la société de baisser son empreinte carbone. Concrètement, sur 2010, l'équipementier assure avoir "économisé" 4 000 tonnes de CO2, qui équivaut à 22 270 000 km parcourus ! Enfin, cette solution permet également de maintenir des références sur le marché, alors que la production a été stoppée par les constructeurs. TRW assure ainsi pouvoir rénover une pièce jusqu'à quinze ans après l'arrêt de fabrication. Enfin, TRW réfléchit maintenant à des solutions de remanufacturing de pièces électroniques, notamment des calculateurs.

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