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Gildas du Cleuziou, Golda : "Le Golda doit devenir le partenaire digital de confiance de la filière"

Publié le 1 octobre 2026
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4 min de lecture
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Article sponsorisé
Préserver les fondamentaux tout en préparant l'avenir. C'est l'ambition de Gildas du Cleuziou, élu à la présidence du Golda en juin dernier. Le dirigeant, qui pilote aussi bilstein group France, détaille sa feuille de route autour de plusieurs chantiers structurants, de la facturation électronique à l'intelligence artificielle.
Successeur de Christophe Boutemy, Gildas du Cleuziou souhaite inscrire le Golda dans la continuité tout en préparant l'organisation aux prochaines évolutions du marché.
Successeur de Christophe Boutemy, Gildas du Cleuziou souhaite inscrire le Golda dans la continuité tout en préparant l'organisation aux prochaines évolutions du marché.

Quel regard portez-vous aujourd'hui sur le Golda en tant que dirigeant de bilstein Group France, partenaire historique de l'organisation ? 

Gildas du Cleuziou : En tant que dirigeant de bilstein Group France, j'ai toujours considéré le Golda comme une véritable chance pour la filière, aussi bien pour les équipementiers que pour leurs clients distributeurs. C'est un espace de dialogue unique qui permet de construire des solutions communes, d'harmoniser les pratiques et de définir des standards facilitant les échanges entre les différents acteurs. 

Cette singularité apparaît encore plus évidente lorsque l'on compare le modèle français à ce qui existe à l'étranger. Dans les autres pays où j'exerce des responsabilités, il n'existe pas d'organisation équivalente. Le Golda fait figure de référence et suscite même une certaine envie. 

C'est cette conviction qui m'a conduit à m'investir depuis de nombreuses années au sein de l'organisation, d'abord au conseil de surveillance, puis comme vice-président aux côtés de Christophe Boutemy. La capacité du Golda à réunir des entreprises concurrentes autour d'intérêts communs demeure, à mes yeux, unique en Europe. 

 

Votre mandat court jusqu'en 2029. Quelles seront vos priorités au cours des trois prochaines années ? 

Ma feuille de route s'articule autour d'un objectif : conforter le Golda dans son rôle de partenaire digital de confiance de la filière. La priorité sera de préserver une organisation solide. Plusieurs collaborateurs occupant des fonctions clés partiront dans les trois prochaines années. Assurer leur transmission et maintenir le niveau d'expertise du Golda constitue donc un enjeu majeur. Le deuxième chantier est celui de la facturation électronique. Engagé depuis 2024, son déploiement se poursuivra jusqu'à fin 2027. Le Golda a su proposer une solution compétitive en s'appuyant sur TX2, après que TecAlliance, notre partenaire historique, a renoncé à devenir plateforme de dématérialisation partenaire.  

Parallèlement, nous avons élaboré un guide technique destiné aux éditeurs afin de définir un standard commun de développement. Ce travail, souvent peu visible, est pourtant essentiel. La troisième priorité consiste à poursuivre le développement des solutions existantes, qu'il s'agisse des services TecAlliance, comme TecCom, ou des outils développés par le Golda, à l'image de RSVD. 

 

Et vos autres chantiers ? 

Le quatrième axe concerne le développement commercial. Nous sommes aujourd'hui bien implantés sur le véhicule léger, mais les marchés du poids lourd et de l'agricole offrent encore un important potentiel de développement. Nous regardons également d'autres secteurs d'activité ainsi que certaines opportunités à l'international.  

L'intelligence artificielle constitue notre cinquième chantier. Elle pourrait améliorer nos processus internes, mais aussi permettre au Golda de mieux exploiter les données qu'il traite. Nous disposons d'un volume important d'informations. L'enjeu sera de déterminer dans quelle mesure l'IA peut les transformer en indicateurs et en analyses utiles pour les acteurs de la filière. 

Enfin, nous devrons accompagner les nouvelles exigences réglementaires. Les demandes liées aux chartes éthiques, aux bonnes pratiques ou encore au reporting se multiplient. Le Golda devra proposer des outils capables de répondre à ces nouveaux besoins.  

 Le Golda est un lieu de coopération unique en Europe

 

Vous souhaitez mieux faire connaître l'offre du Golda auprès des professionnels. Quels sont aujourd'hui les services les plus méconnus ? 

Le service le plus identifié reste incontestablement le tarif  et la donnée produit, qui constitue le socle des échanges standardisés entre fournisseurs et distributeurs. En revanche, plusieurs solutions demeurent encore insuffisamment connues, notamment dans le poids lourd. De nombreux fournisseurs n'utilisent pas encore les services du Golda, tandis que certains distributeurs se limitent au tarif et à la master data sans exploiter des outils comme TecCom ou RSVD. Dans le secteur agricole, nous n'en sommes qu'au début. Le potentiel de développement y est donc très important. 

 

Quels sont les principaux freins observés chez les distributeurs qui n'utilisent pas encore pleinement les services du Golda ? 

Le principal frein reste la méconnaissance de l'offre. C'est précisément pour y répondre que nous avons recruté Pierre de Lencquesaing comme ingénieur commercial. Dans un premier temps, il s'est consacré au déploiement de la facturation électronique. Cette mission lui a permis de rencontrer de nombreux distributeurs et fournisseurs et de mieux comprendre leurs attentes. Son rôle sera désormais de faire connaître plus largement les services proposés par le Golda. 

L'Agra en est un bon exemple. Le groupement a choisi de faire confiance au Golda pour la facturation électronique ainsi que pour la gestion de ses flux, en amont comme en aval. Nous lui avons d'ailleurs décerné le prix de l'adhérent de l'année. C'est un véritable signe de confiance envers nos équipes. 

 

Comment le Golda peut-il encore renforcer sa valeur ajoutée pour les fournisseurs ? 

Le Golda fonctionne selon une logique de co-construction entre distributeurs et équipementiers. L'intégration de la pièce recyclée dans la master data est en réflexion ; cela en est une bonne illustration. Ce besoin est venu des distributeurs, qui souhaitaient pouvoir identifier clairement ces références dans les échanges de données. Après avoir intégré les pièces remanufacturées il y a un an, nous travaillons désormais sur cette nouvelle évolution.  

Nous étudions aussi comment collaborer avec tecAlliance sur les données MyITG pour faciliter les reporting fournisseurs. C'est au sein du conseil de surveillance que nous définissons ensemble les sujets prioritaires pour la filière. Demain, les nouvelles obligations réglementaires, notamment celles liées à la CSRD, feront émerger d'autres besoins de standardisation.  

 L'intelligence artificielle peut faire du Golda un observateur privilégié du marché

 

Le Golda réunit aujourd'hui distributeurs et fournisseurs. Quel est son positionnement vis-à-vis des nouveaux acteurs du digital ? 

Tous les acteurs de la filière ont vocation à trouver leur place au sein du Golda, qu'il s'agisse des distributeurs traditionnels, des plateformes digitales ou des fournisseurs étrangers commercialisant leurs produits en France. Nous avons d'ailleurs récemment intégré les flux TecAlliance de ces derniers afin de disposer d'une vision complète du marché français. 

Nous souhaitons également faire évoluer la représentativité de notre gouvernance. L'arrivée récente de TVI au conseil de surveillance permet de mieux intégrer les enjeux du PL. Nous comptons poursuivre dans cette voie afin que cette instance reflète toujours davantage la diversité du marché. 

Par ailleurs, le Golda accompagne aussi d'autres familles de produits. L’arrivée de KS Tools au comité exécutif montre que nos travaux concernent également le secteur de l'outillage – nous sommes ouverts à tous les secteurs de la filière 

 

Quelles sont enfin vos ambitions à l'international ? 

Cette réflexion a été engagée sous la présidence de Thierry Leblanc, puis continuée avec Christophe Boutemy. Nous souhaitons poursuivre dans cette direction, mais avec pragmatisme. Toute démarche à l'international devra s'appuyer sur des partenariats solides et apporter une réelle valeur ajoutée aux acteurs concernés. 

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