S'abonner
Centres autos

Norauto travaille sa marque employeur

Publié le 14 février 2014
Par Clotilde Chenevoy
3 min de lecture
Pour attirer de nouveaux talents, l’enseigne de centre-auto joue la carte de la formation, s’appuyant sur son Institut, basé à Lesquin (59).
L’Institut Norauto possède un atelier copie conforme de ceux déployés en France. Les stagiaires se forment ainsi avec les mêmes outils qu’ils utilisent au quotidien.
L’Institut Norauto possède un atelier copie conforme de ceux déployés en France. Les stagiaires se forment ainsi avec les mêmes outils qu’ils utilisent au quotidien.

Le concept de centre-auto se compose d’un espace libre-service couplé à un atelier qui réalise uniquement des prestations d’entretien courant, avec des horaires de grande distribution. “Une image d’Epinal, selon Anne-Danièle Fortunato, directrice des ressources humaines de Norauto. Nous avons un déficit concernant notre marque employeur, particulièrement auprès des jeunes qui ne la trouvent pas sexy. Nous avons donc travaillé sur cette problématique et mis en place plusieurs actions. Au travers de nos plans de recrutement, nous soulignons que, chez Norauto comme chez Mc Do, on vient comme on est, et, avec de la volonté, on peut évoluer. La politique RH et la formation représentent un levier de notre stratégie d’entreprise.” La phrase “devenez acteur de votre évolution” devient donc la nouvelle signature du plan de recrutement de Norauto, et l’Institut de formation, basé à Lesquin, le fer de lance.

Le groupe Mobivia insiste sur le fait qu’il dépasse largement ses obligations de formation, y consacrant 3,25 % de sa masse salariale. Il a d’ailleurs investi dans un nouveau site en 2007, mais propose depuis 1990 des solutions de formation à ses employés. Sur Lesquin, les bâtiments, agrandis en 2009, se composent de multiples salles toutes équipées pour la théorie, et également d’un atelier copie conforme du standard que l’on trouve dans les centres en France. Le centre de Lesquin possède d’ailleurs un accueil public, et joue donc également un rôle de centre de profit. Toutefois, les volumes restent faibles, et les ponts sont réservés en priorité à la formation.

Au catalogue, plus de 130 formations sont proposées (70 modules actifs en présentiel et 60 en e-learning). Elles s’organisent en pôles : Atelier, Vente Relation Client - Produits, Management - Développement personnel, Gestion, Sécurité. Au total, “un tiers des formations en présentiel se déroulent sur le site, soit entre 60 000 et 65 000 heures pour 5 500 à 6 000 stagiaires par an”, détaille Bertrand Siest, le responsable de l’Institut. Il s’agit essentiellement de formations mécaniques, les sessions traitant des domaines tertiaires (service et vente) sont délocalisées en région. Concernant les formations atelier, le cœur du métier (révision et entretien, pneumatique ou climatisation) représente une part importante des modules. Les évolutions techniques des véhicules sont bien évidemment prises en compte et une cellule se charge d’identifier les nouveaux besoins. “Tous les ans, nous mettons à jour les modules, de façon plus ou moins importante, commente Elie Masnada, responsable de la formation atelier. Nous devons être à la pointe des technologies. Aujourd’hui, dans les 253 centres Norauto, au moins une personne est capable de mettre en sécurité un véhicule électrique pour intervenir dessus. Au final, parmi les formations atelier, 40 % des modules portent sur l’électronique et l’électrique, et environ 16 % sur la nouvelle mobilité et les relais de croissance.”

Challenge mécanique, deuxième !

Afin de rappeler, ou tout simplement apprendre, aux jeunes les domaines d’expertise de Norauto, l’enseigne a créé un challenge mécanique, organisé en partenariat avec les centres-autos et les écoles. La première édition a été remportée par Kevin, 18 ans, et Cyril, 21 ans, qui se démarquent ainsi des 70 élèves de BAC pro Maintenance de véhicules automobiles provenant de 10 lycées. Les épreuves techniques portaient sur divers sujets comme le diag électronique, le pneumatique ou encore la géométrie. “Nous réalisons aujourd’hui plus de 140 prestations et nos centres sont équipés d’outils de pointe, détaille Anne-Danièle Fortunato. Le challenge mécanique 2012 était un test pour montrer notre savoir-faire, qui s’est révélé concluant. Les professeurs et les directeurs de centre ont développé de véritables relations, et le message auprès des élèves est bien passé. Beaucoup ne nous connaissaient pas, ou pas bien, pensant que nous ne faisions que de la vidange et du pneu.”

Pour la saison 2013-2014, les étapes inter-lycées ont commencé le 20 novembre dernier, l’établissement Charles Petiet de Villeneuve-la-Garenne (92) ouvrant le bal. Il s’en suivra ensuite mi-mars le cycle des étapes régionales, avant la finale le 26 juin prochain, à Lesquin, au sein du centre de formation de Norauto. Cette opération de séduction s’accompagne d’une augmentation du nombre d’apprentis. Ainsi, Norauto accueille dans ses centres 219 jeunes et espère atteindre les 275 cette année. Et modernisation oblige, vous pouvez désormais postuler depuis votre smartphone…

------------
Trois parcours formation bientôt diplômants

75 % des directeurs de centre, 90 % des chefs d’atelier et 100 % des responsables de secteur Norauto sont issus de la promotion interne. Ces chiffres attestent de l’importance de la formation au sein de l’enseigne de centre-auto. La direction des ressources humaines souhaite aujourd’hui aller plus loin en proposant à ses employés de sanctionner leur formation par un diplôme. L’école des mécaniciens ouvre le bal. Ainsi, après la formation à distance (environ 14 heures), et les trois jours de présentiel, le professionnel peut décrocher un Certificat de Qualification Professionnelle (CQP). Le passage de cet examen restera sur la base du volontariat, mais les premiers retours semblent démontrer le vif intérêt du personnel. “D’ici trois ans, nous espérons faire certifier nos trois autres parcours (chef d’atelier, responsable de vente et directeur de centre), explique Bertrand Siest, responsable de l’Institut Norauto. Et, bien sûr, nous prévoyons déjà une montée en niveau. Cette démarche permet d’accroître l’employabilité du personnel au sein de l’entreprise.”

Partager :

Sur le même sujet

cross-circle