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Feda

Feda, une feuille de route 2015 offensive !

Publié le 19 février 2015
Par Hervé Daigueperce
3 min de lecture
Nouveau syndicat, groupes métiers reboostés, congrès, implication des distributeurs, Feda-Box, charte des plates-formes… Alain Landec met le turbo.
Alain Landec.

Le nouveau président de la Feda, Alain Landec, n’a pas traîné pour définir une feuille de route ambitieuse à une fédération qu’il juge… méconnue. Et c’est par ce constat qu’il a commencé la conférence de presse annuelle de la maison. Au vu de toutes les actions menées par la fédération, et de son interaction avec de nombreux organismes, il était nécessaire de faire le point. Adhérente à la CGI (Confédération du Commerce de Gros et International), à la Figiefa (grossistes européens), partenaires des actions de “Right to Repair”, d’Afcar, d’Ecar, copilote de Golda, animateur de l’Afcodma (Formation) et du CDA, membre de l’Unirra, la Feda joue très souvent hors de son pré carré pour faire valoir les droits de ses adhérents, tant au niveau des organisations nationales qu’internationales. Un volet assez peu connu de cette entité dont on ne voit que les actions sociales et surtout juridiques menées par son délégué général Yves Riou, (Euro V, VI, standardisation de l’information technique, étude Ricardo-AEA, Clause de réparation, Systèmes d’immatriculation des véhicules, arrêté garanties, appel d’offres marchés publics, etc.). Des actions pour préserver les droits des uns et rappeler les devoirs des autres, et qui vont se poursuivre, toujours sous la houlette d’Yves Riou, mais avec l’appui de Corinne Fayolle, nommée directrice des relations institutionnelles de la Feda.

Un nouveau syndicat

Forte de son adhésion à la convention collective du commerce de gros (un secteur qui recrute puisque 90 000 postes sont proposés en 2015 dont 95 % en CDI), mais accumulant en ses rangs des entreprises de services ou des distributeurs disposant d’ateliers, la Feda se devait de participer aux négociations concernant la convention collective des services. Voilà pourquoi est né, en 2014, le Snisa-Feda, ou Syndicat National des Indépendants des Services de l’Automobile, soit le 11e de la maison. Aujourd’hui, ce sont plus de 47 adhérents de la Feda qui se sont inscrits à Snisa-Feda, notamment des distributeurs ayant des ateliers Poids Lourds et Diesel. L’objectif étant, à terme, c’est-à-dire, en 2017, que la Feda soit reconnue comme représentative des deux conventions collectives du Commerce de gros et des Services. Cette enveloppe pourrait servir aussi à séduire les enseignes de réparations rapides et de centres autos, entraînées vers d’autres promesses (voir page 17). On peut supposer que la séduction sera le maître mot des deux années à venir, mais pas que ! En effet, parallèlement à structuration de cette nouvelle entité, la Feda résoudra le problème des plates-formes lié à l’utilisation frauduleuse des codes NAF (permettant aux garagistes mal intentionnés de bénéficier des tarifs distributeurs) en créant la Charte des plates-formes. Plutôt que de traquer les faux numéros, procédé peu efficace, la Feda propose aux décideurs des plates-formes de s’engager à respecter un code de bonnes pratiques : ou comment faire confiance à la déontologie de la filière.

Rappeler le travail du distributeur

La concurrence ne fait aucun cadeau et passe volontiers au-dessus des faits pour promouvoir ses propres atouts. Valoriser le distributeur s’avère une priorité pour Alain Landec qui rappelle son rôle essentiel dans la filière, comme son travail de proximité, le diagnostic, le stock, le dépannage, l’identification, etc. Autant de services ajoutés que tient pour inexistants le concurrent Internet. De la même façon, le distributeur sert de relais entre le fournisseur et le réparateur, c’est un lien fort et précieux qu’il faut soutenir aussi vis-à-vis des consommateurs. C’est ainsi qu’est née la campagne “Libérez-vous des idées reçues”, c’est aussi pour cela que trois campagnes de communication sont au programme de la Feda, la campagne Sécurité Suspension en janvier, la campagne Qualité de l’air en mars et la campagne Diesel en Mai. Celles-ci s’appuieront sur des partenariats actifs et sur le concept de FedaBox, une “boîte à outils” distribuée par les fournisseurs aux distributeurs et comprenant film en ligne, sites web et argumentaires à distribuer aux réparateurs, entre autres réjouissances. L’idée étant d’aider le distributeur à soutenir son réparateur pour convaincre le consommateur final de changer ses amortisseurs (1re campagne avec le Secur), son filtre d’habitacle (2e campagne) ou encore entretenir leur véhicule Diesel (3e campagne). Cette dernière bénéficiera de l’appui du label Eco-Cert, décerné à l’Eco-Entretien®, initié par la Feda. Un beau programme en perspective.

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