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"L'Autorité de la concurrence a bien constaté l'inégalité de traitement entre OES et IAM"

Publié le 12 avril 2012
Par Clotilde Chenevoy
2 min de lecture
Yves Riou, délégué général de la Feda, accueille avec satisfaction les premières conclusions de l'enquête sectorielle sur le secteur de la rechange et de la réparation de l'Autorité de la concurrence.Verbatim.
Yves Riou, délégué général de la Feda, accueille avec satisfaction les premières conclusions de l'enquête sectorielle sur le secteur de la rechange et de la réparation de l'Autorité de la concurrence.Verbatim.
Yves Riou, délégué général de la Feda, accueille avec satisfaction les premières conclusions de l'enquête sectorielle sur le secteur de la rechange et de la réparation de l'Autorité de la concurrence.Verbatim.

"Nous apprécions le caractère objectif de la démarche de l'Autorité de la concurrence. Nous saluons d'ailleurs le travail fourni, puisqu'elle a interrogé tous les acteurs de la filière afin de dresser une vision large et exhaustive du secteur. Sa démarche se veut prudente et responsable.

Le rapport met le doigt sur les points bloquants en après-vente, et également en amont, puisqu'il souligne les problématiques liées à l'outillage ou encore aux pièces réservées constructeurs avant même que celles-ci ne soient produites.

L'Autorité de la concurrence a d'ailleurs bien compris que le principal déficit provient de l'absence d'égalité de traitement entre les réseaux constructeurs et les indépendants. Nous faisons face à une discrimination. La question de l'accès aux pièces et informations techniques, afin d'entretenir et de réparer les véhicules, a été clairement posée. Et le texte pointe bien que l'absence de concurrence, notamment dans le cas des pièces de carrosserie, entraîne une hausse du prix des pièces.

L'argument "tarte à la crème" de l'emploi, ou encore la compétitivité, ne sont pas recevables. L'emploi est un sujet très important, et nous estimons qu'ouvrir le marché en créera de nouveaux. Quant à la compétitivité, c'est justement l'absence de concurrence qui a émoussé la dynamique des constructeurs. De plus, pour revenir sur les informations techniques, la standardisation devait être un sujet réglé depuis 2009, et rien n'est effectif aujourd'hui. 

Nous allons nous attacher à répondre point par point aux interrogations de l'Autorité de la concurrence, notamment en lui apportant les documents attestant de ce manque d'égalité sur le terrain.

Lors des précédentes discussions à l'Assemblée, dans le cadre de la loi Lefebvre, les politiques voulaient attendre le rapport de l'Autorité de la concurrence pour pouvoir décider d'éventuelles décisions. Donc si le texte reste dans les mêmes termes - et nous ne voyons pas comment cela pourrait changer-, les députés devront prendre des actions pour suivre les recommandations émises par le rapport."  

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