AkzoNobel et Axalta fusionnent pour créer un géant mondial de la peinture

AkzoNobel et Axalta créent la surprise en annonçant leur fusion. Les deux géants de la peinture et des revêtements industriels ont officialisé une association "entre égaux", structurée entièrement sous forme d'échange d'actions. Ils sautent ainsi aujourd'hui le pas qu'ils n'avaient finalement pas franchi en 2017. Mais, cet accord n'est toutefois pas encore finalisé. Les deux groupes devront vraisemblablement encore surmonter quelques obstacles avant de le faire accepter par les autorités.
Néanmoins, les deux entreprises semblent vouloir très rapidement concrétiser leur union. En effet, toutes deux annoncent que le nouveau groupe devrait voir le jour entre fin 2026 et début 2027. Il adoptera alors un nom commun à son lancement.
Ce nouveau groupe sera aussi coté à la Bourse de New York et s'appuiera sur une double implantation. Il entretiendra ainsi un siège à Amsterdam et un autre à Philadelphie. La direction de la société fusionnée sera confiée à Grégoire Poux-Guillaume, actuel PDG d'AkzoNobel, tandis que Chris Villavarayan deviendra son adjoint.
Un groupe plus solide et plus présent dans le monde
Avec cette fusion, les deux acteurs veulent renforcer leur présence internationale et mieux répondre aux besoins des marchés industriels, automobiles et décoratifs. Ils mettent en avant une offre plus large, des capacités d'innovation renforcées et une production plus efficace.
"Cette fusion nous permettra d'accélérer nos ambitions de croissance en réunissant des technologies, des compétences et des collaborateurs passionnés hautement complémentaires afin de libérer tout notre potentiel combiné", affirme Greg Poux-Guillaume.
Les deux entreprises promettent aussi une organisation plus performante. Cela, notamment grâce à un réseau industriel combiné couvrant plus de 170 sites de production à travers le monde. "Ensemble, AkzoNobel et Axalta sont en mesure de tracer une voie rentable et durable pour devenir leaders dans le secteur des revêtements", déclare Chris Villavarayan. L'union des fabricants de peinture s'attend à générer plus de 17 milliards de dollars de chiffre d'affaires.
Reste toutefois à voir si les autorités européennes de la concurrence autorisent cet accord en l'état. En effet, les deux groupes réunis pourraient éventuellement occuper des positions dominantes dans certains domaines. Cela serait par exemple le cas pour les peintures en poudre. Avec ces produits, tous deux approvisionnent l'industrie et notamment les constructeurs automobile. Peut-être seront-ils donc obligés de se séparer d'une partie de celles-ci pour rendre leur mariage acceptable ?
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