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Documentation technique : Internet prend la main

Publié le 5 septembre 2012
Par Jean-Marc Felten
3 min de lecture
La documentation technique pour la réparation, longtemps utilisée sur papier, termine sa mutation pour intégrer Internet, après avoir digéré le passage au support électronique.
Quatre logiciels en concurrence pour l’info technique, comment choisir ?
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Outil indispensable pour l’atelier, la documentation technique a longtemps été dominée par un éditeur français et par des ouvrages sur papier. La concurrence est apparue avec l’arrivée de l’ordinateur, des systèmes de diagnostic électroniques et la multiplication des modes d’accès, non plus par modèle de véhicules, mais par fonction. Les fournisseurs, aujourd’hui toujours peu nombreux, produisent un travail permanent de mise à jour qui se révèle très coûteux, heureusement favorisé par les obligations contractuelles des constructeurs à ouvrir leurs propres bases de données.

Prise en main

Contrairement à tous les autres types d’outils, les bases d’informations techniques ne nécessitent qu’un ordinateur et un accès Internet ou, à défaut, un lecteur de CD et DVD pour quelques produits de moins en moins nombreux. Nous avons ciblé notre étude sur les accès par Internet. Sur la page d’accueil spécifique au système de l’éditeur, il est de règle d’avoir un identifiant et un mot de passe pour accéder aux logiciels. Une fois entré dans la base, la recherche se fait en règle générale en identifiant le véhicule concerné, par le numéro d’immatriculation (fichier 3A) ou par identification de marque, modèle, version. S’affiche alors le type de renseignements accessibles.

Pour sa part, Autodata propose une nouvelle fonctionnalité regroupant l’ensemble des données sous un accès unique, la DataBox, qui permet de faire simultanément un devis, un ordre de réparation et une facture. Le tout s’opère en allant chercher dans les pages de la base les éléments nécessaires.

La configuration demandée pour les machines support est uniquement liée à l’utilisation d’Internet et à une qualité d’affichage suffisante pour l’exploitation des documents affichés. Particulièrement pour les schémas électriques qui, chez certains et pour certains véhicules, sont particulièrement difficiles à lire. Il est donc préférable de ne pas utiliser une tablette PC ou un écran inférieur à 17 pouces. La connexion à une imprimante est également un plus qui permet de retrouver un support papier à utiliser près du véhicule.

Utilisation

Les systèmes, quelle que soit l’organisation des données, sont tous à utilisation intuitive. Toutefois, la structure de la recherche peut, pour le système AtelioDoc notamment, favoriser la recherche des informations et la navigation d’une fonction à une autre. Chez ETAI, il faut distinguer les véhicules ayant fait l’objet d’une étude détaillée et ceux qui ne disposent que d’informations de temps, d’entretien, de distribution, entre autres. Si dans le cas d’informations non renseignées, les icônes d’appel sont quelquefois grisées, chez Publitest, elles sont tout simplement absentes. On peut alors avoir, selon le véhicule, de 5 ou 6 icônes, jusqu’à près de 25.

Les données sont diversement accessibles suivant les éditeurs. Sur la documentation AtelioDoc, si l’arborescence est simple à suivre, le cartouche dans lequel s’affichent les informations est réduit à la moitié inférieure de l’écran, ce qui gêne pour une vision correcte. Chez Publitest, ce type de cadre repousse les autres cadres en descendant dans les textes. Les méthodes données par Publitest sont particulièrement bien illustrées, en dessins au trait, qui s’accordent bien avec l’écran et le transfert sur imprimante. ETAI reprend les photos de ses études papier de la Revue Technique Automobile et les associe à des dessins. On apprécie les vues éclatées des ensembles mécaniques, qui sont quasi systématiques sur AtelioDoc et quelquefois présentes sur Publitest. Vivid est moins généreux en méthodes de réparation. Le point fort du WorkshopData tient à la méthode de recherche de pannes électriques, Vesa, qui dédiabolise la mesure physique. Autodata, de son côté, s’oriente vers le service au réparateur et à la relation avec le client. Les données techniques sont classées par domaines, en accès direct depuis le carrousel d’ouverture sur les différentes fonctionnalités du système. Pas de méthodes détaillées de remise en état de la culasse ou de la boîte de vitesses chez Autodata, mais une couverture relativement importante du parc sur des opérations de réparations courantes telles que la distribution. Peu d’illustrations pour cet éditeur, mais des schémas indiquant avec précision les particularités d’un montage.

Bilan

Il faut bien reconnaître que la documentation est très diversifiée, même si le support est le même : la connexion Internet et l’écran de l’ordinateur. Avec un atout très important : un accès extrêmement rapide à la donnée recherchée, si elle est disponible. Tous se rejoignent pour mettre à disposition du client une aide couvrant le parc à 100 %. La hotline n’est pas là seulement pour aider la recherche, elle peut le faire à la place du client. La palme doit revenir à AtelioDoc, dont le service, gratuit jusqu’à présent, garantit une réponse dans la demi-journée. Pour y parvenir, il ne faut pas seulement l’accès à l’ensemble des documentations constructeur, mais également une méthode de réponse normée.

A l’heure du choix, chacun fera son marché en comparant le type de données souhaitées et le prix. L’idéal, comme pour faire du diagnostic, est de combiner deux solutions éloignées, telles que Vivid et AtelioDoc, qui marieront l’aide au diagnostic et le détail des méthodes de réparation. Il faut également se souvenir qu’une documentation de constructeur coûte facilement 100 euros ou plus chaque mois, pour une seule marque.
 

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