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Electric Station Climatisation, leader à taille humaine

Publié le 19 avril 2012
Par Romain Baly
3 min de lecture
Cinquante ans que ça marche. Un demi-siècle qui aura permis à ESC de changer de statut. Fini le temps du garage automobile. Aujourd’hui, l’entreprise s’est spécialisée dans les systèmes de climatisation. Avec 9 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, l’ascension aurait fait tourner bien des têtes. Pourtant, ESC a réussi à évoluer sans renier ses principes : servir les clients et former les professionnels.
Cinquante ans que ça marche. Un demi-siècle qui aura permis à ESC de changer de statut. Fini le temps du garage automobile. Aujourd’hui, l’entreprise s’est spécialisée dans les systèmes de climatisation. Avec 9 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, l’ascension aurait fait tourner bien des têtes. Pourtant, ESC a réussi à évoluer sans renier ses principes : servir les clients et former les professionnels.
Cinquante ans que ça marche. Un demi-siècle qui aura permis à ESC de changer de statut. Fini le temps du garage automobile. Aujourd’hui, l’entreprise s’est spécialisée dans les systèmes de climatisation. Avec 9 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, l’ascension aurait fait tourner bien des têtes. Pourtant, ESC a réussi à évoluer sans renier ses principes : servir les clients et former les professionnels.

“Nous sommes une entreprise dynamique à échelle humaine”, précise d’emblée Eric Platel. Chez le directeur général d’ESC résonne fortement l’idée qu’il est impossible de développer une société sans garder à l’esprit certaines valeurs. En cinquante ans de service, son entreprise a dû faire face à bien des défis, mais n’a jamais renoncé à sa dimension humaine.

Dans les années 60, ESC n’était pas encore l’un des leaders des systèmes de climatisation embarqués qu’il est aujourd’hui. Du côté de Villeneuve-la-Garenne (92), l’entreprise n’était alors qu’un petit garage. Chez Electrique Station, on parlait alternateur, démarreur, dynamo. Avec le temps, le garage s’est spécialisé. Le montage d’alarmes ou d’autoradios est devenu son credo. La fin des années 70 amorce un tournant. La climatisation dans les véhicules automobiles devient une option de plus en plus répandue. Avec elle, ESC se développe. Parallèlement aux constructeurs, la société propose des kits climatisation première puis deuxième monte.

Depuis une vingtaine d’années, le garage automobile est définitivement devenu un spécialiste à part entière de la climatisation. En proposant ses propres kits, ESC s’est aussi structuré. Grâce à son bureau d’études de Sartrouville (78), l’entreprise est capable de concevoir de A à Z ses produits. Si les véhicules particuliers sont voués à être de plus en plus équipés de série d’un système de climatisation, beaucoup d’autres ont besoin d’une offre spécifique. Véhicules agricoles, sanitaires, militaires ou paramilitaires, ferroviaires, transports de fonds, minibus et même des véhicules de tourisme (caravanes, camping-cars) bénéficient des systèmes ESC. Suivant un cahier des charges précis, le bureau d’études est en mesure de répondre aux exigences d’engins les plus divers. Aujourd’hui, l’entreprise équipe près de 80 % des minibus et 50 % des véhicules sanitaires.

Servir coûte que coûte

Face à son succès et pour répondre le plus rapidement possible à ses nombreux clients, une obligation s’est imposée d’elle-même : quadriller le pays pour offrir un service aussi rapide que possible. ESC possède donc quatre agences dans l’Hexagone, en plus de son siège parisien : à Orvault (44), Chassieu (69), Pessac (33) et Pertuis (84). Chacune d’elles couvrant entre 20 et 30 départements, l’entreprise est capable de livrer ses clients en moins de vingt-quatre heures dans un rayon de deux cents kilomètres. Une performance qui illustre bien cette culture du service qu’Eric Platel décrit comme “un fondamental de l’entreprise depuis quarante ans” et qui lui permet “d’être capable de répondre à n’importe quelle attente”. Un travail titanesque dans la mesure où chaque produit possède ses propres caractéristiques et qu’il existe des milliers de modèles différents. Comme le note Pascale Pujols, directrice marketing et communication, “La difficulté de notre métier réside dans la multiplicité des produits. Toutes les pièces sont spécifiques aux modèles et années de fabrication. C’est un défi permanent mais, grâce à notre savoir-faire, nous avons en stock 95 % des pièces existantes”. Une spécificité qui explique que le marché ne soit réparti qu’entre trois acteurs. Avec ses 7 500 références, son service d’expédition et ses différentes agences, ESC possède un atout sur ses concurrents : pouvoir répondre à toutes les demandes dans un temps record.

Mais la culture de cette entreprise est aussi fortement marquée par la formation. Une activité indissociable de son ADN. Depuis le début des années 90, ESC a beaucoup fait pour professionnaliser la branche parallèlement à l’évolution de la législation. Il y a vingt ans, la formation se faisait sur quatre jours et visait principalement à maîtriser l’installation de kits de climatisation. Depuis, le produit s’est démocratisé, les garages se sont adaptés et la formation dispensée par ESC a évolué pour passer à une demi-journée. L’enjeu pour les candidats est dorénavant de passer un test d’aptitude et d’obtenir leur sésame. Si Pascale Pujols concède que “cela ne représente pas un plus par rapport à nos concurrents”, ces derniers dispensant aussi cet enseignement, les chiffres parlent d’eux-mêmes : aujourd’hui, sur 12 000 professionnels certifiés, près d’un tiers provient de l’entreprise parisienne. Si le gain pour ESC n’est pas négligeable, la formation et le test coûtant près de 400 euros par personne, selon le directeur général d’ESC, celle-ci est indissociable du reste : “La climatisation, c’est un tout. On accompagne les gens, qu’il s’agisse d’une réparation, de pièces à livrer ou d’une formation à dispenser.” Et cette facette de leur activité n’est pas prête de s’arrêter. Avec le changement de législation sur les fluides frigorigènes, tous les réparateurs de climatisation vont être obligés de passer un nouveau test d’aptitude dans les six ans à venir. Fini le R134, celui-ci produisant trop de gaz à effet de serre, il devra être remplacé d’ici 2017-2018 par le HFO-1234yf, aux effets quasi nuls sur l’environnement.

Et d’ici là, qu’en sera-t-il d’ESC ? Si pour le grand public, la climatisation ne changera plus fondamentalement, pour les spécialistes, tout le travail se concentrera à long terme dans la recherche de produits encore plus performants et plus petits. A moyen terme, les ambitions d’Eric Platel semblent raisonnables. Avec un nouveau site Internet permettant d’identifier plus facilement les produits, photos et explications à l’appui, l’entreprise souhaite satisfaire encore davantage ses clients. L’essentiel étant de garder les pieds sur terre. Un développement à outrance, avec de nouvelles agences par exemple, ne semble pas à l’ordre du jour. “Que la climatisation se porte bien et qu’il fasse très chaud cet été.” Voila la priorité d’ESC, qui entend bien rester une entreprise à taille humaine.

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