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Exercice 2013 négatif

Publié le 31 mars 2014
Par Marc David
2 min de lecture
Dans la lignée des statistiques dressées par le CPL sur le premier semestre, l’exercice 2013 s’est conclu sans surprise sur une note négative. La faute à bon nombre de facteurs plus ou moins établis…
Dans la lignée des statistiques dressées par le CPL sur le premier semestre, l’exercice 2013 s’est conclu sans surprise sur une note négative. La faute à bon nombre de facteurs plus ou moins établis…

De janvier à juin 2013, les statistiques du CPL (Centre professionnel des lubrifiants) faisaient état d’un marché des lubrifiants automobiles à -4,3% par rapport à la même période 2012. Finalement, avec 295370 tonnes, dont 153760 tonnes pour les voitures de tourisme (le segment essence et mixtes pesant 117780 tonnes et le Diesel tourisme 32170 tonnes), l’exercice 2013 se sera conclu sur une note négative quasi équivalente à celle du premier semestre, soit une régression de 4,2%. Pour sa part, le retrait constaté sur le secteur industriel se révèle inférieur, puisque égal à -3,3%.

Par comparaison, sur le plan automobile toujours, l’exercice 2012 s’était conclu sur un volume de 308200 tonnes, synonyme d’un recul de 5,7% par rapport à 2011.

"Globalement, cette baisse de 4% se situe dans la droite ligne de ce qui a pu être constaté par les professionnels de la réparation automobile au niveau de leur activité après-vente, note Eric Candelier, le directeur commercial et marketing de Yacco. Le phénomène de repli déjà constaté en 2012 s’est encore amplifié sous les effets conjugués de la baisse du kilométrage moyen parcouru, la stabilité du parc, le phénomène «espacement de l’entretien» dont nous enregistrons le plein effet même sur les véhicules les plus anciens, une tendance au downsizing des moteurs (et des carters) depuis quelques années, etc."

A cette liste déjà longue s’ajoute un autre argument, le comportement du consommateur. En effet, une tendance de plus en plus marquée consiste à différer l’entretien de son véhicule en raison d’un pouvoir d’achat en berne, ce qui sur une année civile peut aisément faire perdre une vidange. "Dans ce contexte baissier, marqué surtout en début d’année, nous avons assisté à une concurrence féroce entre les différents canaux de distribution qui, cependant, n’aura pas suffi à stimuler le marché", explique Eric Candelier.

Sans parler de "retournement", 2014 pourrait voir selon lui une stabilisation du marché en volume, comme semble l’indiquer la tendance enregistrée en janvier par le CPL. Effectivement, avec près de 26000 tonnes, le mois de janvier 2014 enregistre une hausse de 1,6% par apport à janvier 2012. Ainsi, en année courante (1er février 2013 au 31 janvier 2014), la régression n’est plus que de 3,4%. A suivre !

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