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Garage Guillaume, l’écologie du bon sens

Publié le 23 janvier 2013
Par Clotilde Chenevoy
3 min de lecture
Prix du Développement Durable - Loin de se considérer comme un écolo pur et dur, Francis Guillaume, amoureux des sports en plein air, a mis en place dans son garage des actions de recyclage qui relèvent, pour lui, simplement du bon sens. Une attitude pro-active que le jury des Trophées de la Rechange a voulu encourager.
Francis Guillaume (à gauche sur la photo) a informé ses collaborateurs des bons gestes à adopter pour recycler de façon pertinente.
Francis Guillaume (à gauche sur la photo) a informé ses collaborateurs des bons gestes à adopter pour recycler de façon pertinente.

Le Garage Guillaume a été créé en 1948 par le grand-père de Francis Guillaume. Ce dernier a remplacé son père à la tête de l’établissement en 1992, alors qu’il travaillait déjà à l’atelier depuis l’obtention de son brevet de technicien supérieur de mécanique automobile à Reims. L’une de ses premières impulsions sera de passer sous le panneau AD. Les relations avec Peugeot devenant compliquées, l’entrepreneur a alors été séduit par son distributeur local, AD ASM, une filiale du groupement. “Il est impératif d’avancer en permanence dans ce métier, sinon on recule, certifie Francis Guillaume. J’ai longtemps participé aux commissions de l’AD, et mis en place les outils proposés pour ne pas être à la traîne.” Ainsi, c’est tout naturellement que le réparateur passe sous panneau AD Expert et suit les recommandations du groupement en matière de recyclage lors des présentations de structures comme Aliapur ou Chimirec.

A chaque déchet son contenant

La première étape a été le traitement des pneumatiques usagés. “Nous avons toujours fait un peu de tri dans les pneumatiques, envoyant les moins usés pour du rechapage chez la société Pneus Laurent, mais nous n’avions pas de filière pour les évacuer, explique Francis Guillaume. Désormais, tout est géré par Aliapur.” Les autres déchets bénéficient également d’un traitement spécifique, le Garage Guillaume ayant un partenariat avec Chimirec. Ainsi, l’entreprise reçoit des fûts vides pour recevoir les déchets, et appelle l’organisme dès lors que tous les récipients sont pleins. Les aérosols, les chiffons sales ou encore les liquides disposent chacun d’un bac identifié. Le garage, autrefois station-service, a également converti des cuves à carburants en réservoir de liquides usagés. “Cela nous permet de baisser les coûts de récupération en diminuant la fréquence des enlèvements”, détaille le dirigeant. Dans l’atelier, un espace conséquent a été aménagé pour accueillir les différents bidons.

“Le personnel a reçu des informations, plus que de la formation, pour connaître les bons gestes, raconte Francis Guillaume. Finalement, le plus dur à recycler reste le carton, que l’on jette machinalement à la poubelle !” Au final, la société réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 1,3 million d’euros, provenant pour deux tiers de la vente de VO et un tiers de l’atelier, avec un personnel de six personnes et un apprenti. Elle gère environ six à dix entrées atelier par semaine et génère en moyenne 220 factures sur le mois. Et elle sort entre 2 000 et 3 500 euros HT par an de sa poche pour le recyclage, le montant variant selon le nombre de collectes. “Nous refacturons certains coûts de recyclage aux clients, mais une partie reste à notre charge, explique Francis Guillaume. Cela correspond à notre démarche environnementale. Si tout le monde le faisait, la planète serait plus verte ! Pourtant, beaucoup de mes collègues n’en voient pas l’utilité. Nous allons communiquer sur cette thématique auprès de nos clients. Les consommateurs deviennent sensibles à ce type d’argument. Cela participe à améliorer l’image du garage.”

Economie d’énergie et VE à l’étude

Le garagiste s’est intéressé à la possibilité de faire certifier son établissement, mais cette démarche se révèle tout de même très lourde pour une telle structure, financièrement comme humainement. De plus, Francis Guillaume a déjà d’autres projets en tête. Ainsi, il songe à des solutions pour améliorer l’efficacité énergétique de son garage. Il souhaite faire faire un diagnostic par un organisme tiers afin de “cibler les solutions possibles, sans “plomber” la trésorerie”. Et pour les clients finaux, l’entrepreneur réfléchit également autour du véhicule électrique, en proposant par exemple des VE en véhicule de courtoisie, voire même des vélos électriques.

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LE PODIUM

- 2e • Groupe Autoreserve Association “En piste pour les enfants”

Le jury salue la démarche d’Autoreserve, originale et solidaire. Pour rappel, cette association est un fonds de dotation qui vient en aide aux enfants malades, en utilisant le sport automobile comme vecteur d’animation. Les objectifs sont multiples : sortir les enfants de l’hôpital et de l’isolement, les sociabiliser et leur donner le goût de relever des challenges, ainsi que sensibiliser l’opinion publique au don de sang, plaquettes et moelle osseuse.
Contact : Xavier Bourlette (xavier@en-piste.org).

 - 3e • RPDC - Création d’un référentiel de reconstructeur moteurs


L’implication de Rectification du Pas-de-Calais dans son métier et les travaux menés avec la Feda ont séduit le jury. Le label Reconstructeur de moteurs permet d’élever le niveau de crédibilité de la profession, tout en rassurant les clients quant à la qualité de la prestation fournie, grâce à la certification de Bureau Veritas.

 

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