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Marché : exercice négatif

Publié le 25 mars 2013
Par Marc David
2 min de lecture
Sans surprise, confirmant une tendance amorcée dès le début d’année, le marché des lubrifiants boucle 2012 sur une note négative. En particulier, le seul mois de décembre obtient la plus mauvaise note, derrière août.
Sans surprise, confirmant une tendance amorcée dès le début d’année, le marché des lubrifiants boucle 2012 sur une note négative. En particulier, le seul mois de décembre obtient la plus mauvaise note, derrière août.
Sans surprise, confirmant une tendance amorcée dès le début d’année, le marché des lubrifiants boucle 2012 sur une note négative. En particulier, le seul mois de décembre obtient la plus mauvaise note, derrière août.

En dépit du trafic et des traditionnelles migrations liés à la période festive de fin d’année, le mois de décembre n’aura pas permis d’endiguer un tantinet la baisse en volume amorcée dès le début de l’année 2012. Pire, avec 20400 tonnes de lubrifiants automobiles commercialisées, de source CPL (Centre professionnel des lubrifiants), en régression de 14,6% par rapport à la même période de l’année précédente, décembre a enregistré le deuxième moins bon résultat de l’année, derrière août (19800 tonnes).

Au final, point de surprise. Avec un volume de 308290 tonnes, dont 158000 tonnes pour les voitures de tourisme (les essence et mixtes pesant 122600 tonnes et le Diesel tourisme 32000 tonnes), l’exercice 2012 s’est conclu sur une note largement négative, en recul de 5,7% par rapport à 2011.

Par comparaison, les lubrifiants industriels connaissent une régression légèrement supérieure, puisque égale à 7,4%. La faute, sans nul doute, à une industrie perturbée par la crise économique. Cela dit, pour ce qui est des lubrifiants automobiles, le résultat à fin décembre montre que la courbe négative a conservé une certaine constance, sachant que le premier semestre 2012 s’était bouclé sur un retrait de 5,9 % exactement !

Maintenant, quelle analyse ? Sans doute plus que l’allongement des intervalles de vidange désormais stabilisé (certains constructeurs ayant fait machine arrière) entre 20000 et 30000 km en moyenne pour ce qui est de l’Europe, ce repli est la conséquence de divers autres facteurs, plus ou moins établis.

Dans ce registre figure en particulier la baisse de la moyenne kilométrique, celle-ci jouant également un rôle au niveau des entrées en atelier. En ce sens, les derniers chiffres du CPDP (Comité professionnel du pétrole) font état d’une baisse de 1,2% de la consommation de carburants sur l’ensemble de l’année 2012, un bilan qui aurait dû être plus négatif sans un regain des livraisons en octobre et novembre, issu d’une baisse de taxe temporaire. Reste que la tendance baissière se poursuit en 2013, comme le souligne Jean-Louis Schilansky, le président de l’Ufip (Union française des industries pétrolières). "Les données de consommation de carburants des deux premiers mois de 2013, en baisse de 3,5% par rapport à la même période de 2012, ainsi que le recul de 1,6% observé en année mobile, confirment la tendance de diminution de la consommation française de carburants en France observée en 2012", détaille-t-il. A suivre.

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