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Renouveau pour le piézo

Publié le 16 novembre 2012
Par Jean-Marc Felten
2 min de lecture
Continental VDO lance le premier programme de rénovation des injecteurs piézo-électriques.
Continental VDO lance le premier programme de rénovation des injecteurs piézo-électriques.
Continental VDO lance le premier programme de rénovation des injecteurs piézo-électriques.

L’arrivée de la commande piézo-électrique en 1998 a marqué un progrès significatif dans l’injection common rail, en permettant la multiplication des pré et post injections pendant le cycle, et une meilleure maîtrise du bruit et de la dépollution. Mais la technologie piézo-électrique s’accorde mal avec la rénovation. Pour ses ateliers DRS (Diesel Réparateurs Service), Continental VDO lance des pièces, une méthode et une gamme d’outillages permettant de rénover les injecteurs de sa fabrication, avec un tarif de commercialisation intéressant pour le réparateur et son client (moins 25 % environ). Dans un premier temps, ce sont les pièces pour les moteurs PSA-Ford de 1,4 l qui sont proposés, mais elles seront suivies rapidement par d’autres références.

Un marché d’importance

5 millions d’injecteurs sont actuellement présents sur les véhicules équipés du moteur DV4 1,4 l de PSA et Ford. Le HDI 2,0 l (DW10 BTED4) représente un million d’injecteurs. Renault, pour sa part, a monté 800 000 injecteurs piézo-électriques sur les moteurs K9K 1,5 DCI. Aujourd’hui, le marché de la rechange est principalement détenu par les constructeurs qui vendent des pièces neuves. L’enjeu n’est pas seulement économique, mais également écologique, puisque la rénovation limite la mise au rebut de pièces, réduit le bilan carbone des retours de vieille matière et de la livraison des neuves puisque la rénovation est assurée localement.

Un injecteur très spécifique

La spécificité de l’injecteur piézo-électrique fait que seul le “nez” de l’injecteur peut être remplacé. Il faut donc assurer un nettoyage et un contrôle parfaits du reste de l’injecteur. C’est l’objet d’une méthode très détaillée que Continental VDO exige de son réseau. L’investissement, pour les centres qui ne disposeraient pas de l’ensemble des matériels de rénovation, avoisine les 30 000 euros (y compris les cartes programmes du banc de contrôle et la machine de rinçage).

Un gain important pour la filière

Avec un temps moyen de rénovation évalué à une heure, l’injecteur rénové est estimé à moins de 200 euros par Continental VDO. La phase de test étant désormais validée dans cinq ateliers “pilotes” du réseau européen DRS, dont un atelier en France, les centres français vont recevoir prochainement leurs lots de pièces neuves de réparation et commencer la récupération de la vieille matière pour fournir les réparateurs dès la fin de l’année. Les formations à la technique de rénovation seront réalisées dès le début 2013.

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