Le bac à ultrasons se démocratise

Face à la multiplication des pièces délicates à nettoyer, les ateliers cherchent des solutions plus rapides et plus propres. Le bac à ultrasons répond précisément à cette demande en automatisant une opération chronophage. Son principe est simple : offrir un nettoyage optimal à des pièces difficiles à traiter manuellement, en raison de leurs formes complexes, de leurs aspérités ou de leur faible volume.
Injecteurs, carburateurs, éléments de turbo, visserie, joints… toutes ces pièces peuvent y être plongées et traitées en même temps, quel que soit leur matériau. "Tant que les pièces sont immergées dans la solution, elles seront nettoyées", rappelle Hervé Gaftarnik, directeur produits et services de Clas.
Un nettoyage plus précis et en temps masqué
Suffisant pour en faire un équipement indispensable en atelier ? "Pas forcément. Cela dépend de ce qui y est fait en termes de mécanique, estime Jérôme Morisseau, chef produits chez Sodise. Mais le bac à ultrasons se démocratise car les prix diminuent, et il y a de plus en plus de petites pièces à nettoyer." Nous sommes donc sur un marché grandissant et qui n'a pas atteint son pic.
Chez Clas, qui propose ce type d'équipements depuis la fin des années 2010, on constate une augmentation des ventes de 50 % chaque année. "C'est un équipement qui permet de qualifier le travail : pour une prestation soignée, il faut un bac à ultrasons", clame Hervé Gaftarnik. Le bac à ultrasons prend le relais de la fontaine de nettoyage pour les pièces de petite taille. "Avec une fontaine, le nettoyage se fait mécaniquement avec un pinceau et un frottement. C'est plus long et ça monopolise une personne. Le bac à ultrasons permet un travail plus propre et en temps masqué", observe Jérôme Morisseau.
Le principe repose sur un réceptacle, un panier pour les pièces et une solution nettoyante, généralement une eau savonneuse. "Rien de nocif", précise Hervé Gaftarnik. Les ultrasons créent des microbulles qui implosent au contact des salissures : un phénomène de cavitation qui détache en profondeur les dépôts. Selon le degré d'encrassement, le cycle dure en moyenne une trentaine de minutes.
Une utilisation simple et une durée de vie élevée
Côté entretien, l'appareil reste simple à gérer. Le nettoyage du bac prend quelques minutes, à condition de changer la solution régulièrement. "C'est important pour éviter de marquer l'intérieur du bac, confirme Jérôme Morisseau. Il faut respecter les préconisations du fabricant, notamment sur la concentration du produit." L'équipement lui-même affiche une durée de vie d'au moins dix ans, et s'appuie sur une technologie largement éprouvée dans l'industrie.
Les différences entre un modèle destiné à un atelier automobile et un bac industriel tiennent essentiellement à la capacité. Clas propose des versions de 3 et 9 litres ; Sodise distribue un modèle de 10 litres de la marque Drakkar. Mais les capacités peuvent grimper jusqu'à plusieurs centaines de litres pour les usages industriels. Pour un atelier, une cuve d'environ 30 litres suffit largement pour d'éventuels élargissements de gamme, tout en préservant l'un des atouts majeurs de l'équipement : sa mobilité.
"Un seul bac peut suffire, et il se déplace facilement. Les prix plus abordables le rendent désormais attractif. Avant, c'était une vente marginale : les ateliers avaient d'autres priorités. Aujourd'hui, la demande augmente clairement", constate Hervé Gaftarnik. Au point d'en faire un équipement essentiel du garage moderne.
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Clas : un bac, deux tailles

Côté affichage, on retrouve un écran digital, qui permet aussi le suivi automatique des fréquences ultrasons (40 kHz). Une fonction Boost est par ailleurs intégrée pour augmenter l'effet de nettoyage. Ce bac à ultrasons se veut idéal pour les pièces mécaniques type carburateur et injecteur, assurant de les ramener "presque à l'état neuf" sans endommagement. Une prise électrique est fournie avec le bac et peut être complètement débranchée pour limiter les risques d'abîmement du câble. Clas propose aussi sa solution de nettoyage concentrée, en bidon de 2 litres, à diluer à 25 %. Une autre solution savonneuse peut être utilisée avec le bac.
Sodise : le bac Drakkar pour un usage intensif

La puissance de chauffage est de 300 W et celle des ultrasons de 240 W, pour 40 kHz de fréquence. Des données qui lui assurent une utilisation professionnelle et intensive, d'autant qu'il dispose d'un système électronique de pointe. La température peut être réglée de 20 à 80°. À vide, le bac à ultrasons pèse 8 kilos, ce qui le rend facile à déplacer dans l'atelier. Avec des dimensions de 33 × 27 × 33 cm (30 × 24 × 25 cm pour l'intérieur de la cuve), il peut facilement trouver sa place.
BPAC : un nettoyeur ultrasons XXL pour moteurs et boîtes de vitesses

La fréquence des ultrasons est de 28 kHz grâce à 48 transducteurs, aidant à éliminer résidus carbonés, pâte de polissage et résidus de traitement dans les cavités les plus difficiles à atteindre dans les pièces automobiles. Les fonctions Skimming (balayage de la surface du bain) et Filtration aident à récolter les rejets d'huiles et de graisses lourdes pour garder une eau propre et éviter les vidanges systématiques. La chauffe est rapide, entre 0 et 80°, grâce à une puissance de 6 000 W. Une minuterie est intégrée au panneau de contrôle avec mémoire et affichage digital du temps restant. Une vanne de vidange et un bac de rétention des graisses et huiles avec vidange séparée sont aussi intégrés.
