Démarreur défaillant : rappel massif chez BMW

BMW a confirmé mercredi 11 février le lancement d'une campagne de rappel touchant plusieurs centaines de milliers de véhicules à travers le monde. Selon le média allemand Kfz-Betrieb, environ 575 000 unités seraient concernées, dont 28 582 en Allemagne. Le constructeur munichois reste plus prudent sur les chiffres globaux, évoquant simplement un nombre "à six chiffres".
Le problème identifié réside dans le relais du démarreur, un composant installé entre juillet 2020 et juillet 2022. "Des contrôles de produits et des réclamations de clients ont montré que, sur les véhicules identifiés, le démarreur du moteur pouvait devenir défectueux", indique le porte-parole du groupe. Après un nombre élevé de démarrages, une usure accrue se manifeste dans le commutateur magnétique.
Cette dégradation progressive peut d'abord altérer le démarrage du moteur, voire l'empêcher totalement. Mais le scénario le plus préoccupant concerne le risque de court-circuit, susceptible d'entraîner une surchauffe locale au niveau du démarreur. "Dans le pire des cas, cela peut entraîner un incendie du véhicule", précise BMW dans un communiqué.
Plusieurs modèles touchés
La campagne concerne une quinzaine de modèles du constructeur. Sont notamment visés la Série 2 Coupé, différentes déclinaisons des Séries 3, 4 et 5, la Série 6 Gran Turismo, la berline Série 7, ainsi que les SUV X3, X4, X5 et X6. Le roadster Z4 figure également sur la liste, tout comme le Toyota Supra qui partage sa plateforme avec le modèle bavarois.
La période de production exacte des véhicules concernés reste difficile à définir avec précision, les délais de transport entre la fabrication des démarreurs et l'assemblage des automobiles variant selon les usines.
En attendant l'intervention en atelier, BMW formule une recommandation claire : ne pas laisser le véhicule sans surveillance immédiatement après le démarrage du moteur, particulièrement lors d'un démarrage à distance. Les propriétaires peuvent continuer à utiliser leur voiture, mais cette précaution s'impose tant que la réparation n'a pas été effectuée.
Intervention rapide dans les ateliers
La solution technique retenue consiste à remplacer le démarreur défectueux sur l'ensemble du parc concerné. Dans certains cas, la batterie doit également être changée afin de s'adapter au nouveau composant. L'opération nécessite jusqu'à deux heures de main-d'œuvre. En Belgique, où plusieurs milliers de véhicules sont touchés, la moitié des interventions avaient déjà été réalisées au moment de l'annonce officielle, les clients ayant été prévenus par courrier.
Cette nouvelle campagne intervient quelques mois après un rappel d'ampleur similaire lancé à l'automne dernier. Environ 1,15 million de véhicules avaient alors été convoqués, toujours pour un problème de démarreur. La nature du défaut différait toutefois : il s'agissait alors d'infiltrations d'eau provoquant de la corrosion, là où le rappel actuel concerne une usure mécanique du composant.
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