S'abonner
Equipementiers

La dynamique du e-learning

Publié le 23 novembre 2011
Par Axel Abadie
4 min de lecture
A l’occasion d’Equip Auto, le e-learning a révélé ses différentes facettes. Les acteurs de la formation en ligne arrivent avec de nouveaux supports et modules, qui impliquent toujours plus les personnes formées.
En immersion dans l’atelier, comme c’est le cas pour le module “Consignation du véhicule électrique”, l’apprenant doit effectuer une multitude de tâches et ainsi retenir le processus à suivre.
En immersion dans l’atelier, comme c’est le cas pour le module “Consignation du véhicule électrique”, l’apprenant doit effectuer une multitude de tâches et ainsi retenir le processus à suivre.

L’utilisation de l’outil informatique dans la formation n’est ni nouvelle ni novatrice. A l’image du GNFA ou d’Electude, tous deux organismes qui mettent à disposition, depuis quelques années déjà, des modules de formation à distance par ordinateur interposé. Groupements et équipementiers proposent aussi, en interne, ce type de formation. Un constat entre dans le cadre de cette surenchère de connectivité et d’interactivité. Christophe Lobert, responsable du pôle média et systèmes d’information du GNFA, l’a précisé : des budgets de formation à la baisse poussent les entreprises vers le e-learning, qui réduit considérablement les coûts, notamment ceux qui sont liés au déplacement des personnes. Gain de temps aussi, et de productivité, puisque les minutes économisées peuvent être consacrées à l’apprentissage.

Si l’on doit se plonger dans les origines pour justifier l’engouement que la formation en ligne connaît aujourd’hui, l’avis de John Vlaar, fondateur d’Electude, présente aussi son intérêt. Au début des années 1990, il a constaté, par lui-même et au travers de retours d’expériences, que si la technologie progressait, ce n’était pas le cas des élèves. “Il fallait alors trouver d’autres moyens de captiver les étudiants, de garder leur attention et de les motiver”, analyse-t-il. Il entendait partout que les étudiants ne progressaient plus et n’avaient pas envie de travailler. Et s’est alors demandé si le problème ne venait pas de la formation, plutôt que des jeunes. Il mit alors sur pied son projet, qui repose avant tout sur la faculté des étudiants à ne pas décrocher et à maintenir leur intérêt. Et pour cela, quel autre moyen, plus ludique, que de les faire participer, interagir ?

Robin Chase, fondatrice de Buzzcar, apporte sa pierre à l’édifice avec un constat sur les habitudes de la dernière décennie. Dans sa réflexion sur les nouveaux usages de mobilité, elle constate que le succès, ces dix dernières années, d’entreprises à dimension internationale, “repose sur la participation des utilisateurs. Qu’il s’agisse de Google, Facebook, Ebay, Flickr… tous ne fonctionnent que par l’interactivité des internautes”. Dès lors, la tendance est applicable à l’autopartage notamment, qui, sans communauté interactive, n’existerait pas. Et se retrouve légitimement dans le secteur automobile professionnel par le biais de la formation en ligne.

Un apprenti de plus en plus impliqué

La diversité des formules permet de toucher tous les publics, dont la tranche d’âge va agir principalement sur l’intérêt porté à ce moyen d’apprentissage. Le travail effectué par le GNFA permet une offre diversifiée de la formation en ligne, dont on martèle qu’elle vient en complément de la formation en présentiel. En effet, Christophe Lobert, de nouveau, précise que “le temps nécessaire pour mettre en place des modules de formation à distance est très long, et nous avons besoin de formateurs”. Il n’est donc pas question pour l’heure de se substituer totalement à la formation classique. Cependant, des progrès techniques sont faits, qui n’auront de cesse de convaincre un plus large public. Après la e-évaluation, il y a les bases de médias en ligne. Il s’agit ici de mettre à disposition des clients une ressource facilitant le travail des responsables de formations. En effet, ils peuvent y puiser la matière nécessaire à illustrer un point de vue pédagogique, notamment avec des animations en 3D. Et de là au tout interactif, il n’y a qu’un pas, désormais franchi avec l’arrivée des “serious games”.

Sous la forme d’un jeu vidéo, le GNFA a mis au point le module de consignation du véhicule électrique. Avec un coût de 130 euros par apprenant (contre environ 90 en e-learning traditionnel), ce support de formation “permet de mémoriser les tâches”, selon Claude Lépineux, responsable de l’offre virtuelle. L’apprenti effectue 30 tâches en mode opératoire puis, grâce à l’intégration du mode challenge, il doit se débrouiller seul et tout réaliser dans l’ordre des opérations. “Cela crée chez la personne la volonté de rejouer, de s’y reprendre à plusieurs fois, afin de toujours améliorer son score”, poursuit-il. Pour autant, s’agit-il là de l’habilitation ? Non. Un avis est délivré, mais l’acte de présence est nécessaire, in fine.

Pour le formateur, qu’il s’agisse de l’offre du GNFA ou d’Electude, l’avantage est toujours le même. Il a accès à des rapports d’activité. Le second pousse davantage l’encadrement, puisque dédié aux établissements scolaires autant qu’aux professionnels. Ainsi, les formateurs prennent connaissance d’une masse de données, comme le temps passé sur chacun des modules, afin de déterminer les points sur lesquels insister dans l’atelier. Les griefs évoqués plus haut par John Vlaar semblent résorbés grâce à ces nouvelles technologies. De plus, il est facile d’imaginer des passerelles entre les différents supports en ligne, pour ceux notamment dont le présentiel implique des coûts trop élevés.

----------
ZOOM - L’équipementier NGK s’y met

Les formations en ligne sont aussi, parfois, en libre accès sur Internet. C’est par exemple le cas avec NGK Spark Plugs France et sa plateforme de e-learning à destination des distributeurs et des réparateurs. Images, sons et vidéos sont bien entendu les trois supports privilégiés, afin de favoriser l’interaction avec l’internaute.

Quatre menus déroulants très simples donnent accès à l’ensemble des présentations, regroupées sous les noms de produits (bougies allumage, bougies préchauffage, sondes lambda, faisceaux). Au fur et à mesure de l’apprentissage, les menus sont agrémentés de coches qui vous signifient les animations que vous avez suivies, dans un souci d’optimisation du temps. Après inscription, il est possible de suivre vos progrès de formation en répondant notamment à des quiz. Première étape, suivre les modules animés, à volonté, afin d’appréhender les différentes notions. Rendez-vous sur www.ngk-elearning.com.

Partager :

Sur le même sujet

cross-circle