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Le marché du pneumatique en net déclin en 2023

Publié le 8 février 2024
Par Romain Baly
< 1 min de lecture
L'année 2023 a marqué un repli généralisé pour le marché de la rechange de pneumatiques, selon le dernier bilan de l'ETRMA. Tous les segments de produits ont enregistré des baisses notables, y compris le TC4 qui a néanmoins bénéficié d'une légère amélioration de ses ventes au cours du dernier trimestre.
pneumatique 2023
2023, une année à oublier pour le pneu européen. ©AD

L’industrie du pneumatique a terminé l’exercice 2023 sur une note négative, du moins pour ce qui concerne le marché du remplacement. En effet, selon le dernier bilan de l'association des manufacturiers européens (ETRMA), tous les segments du secteur ont reculé au cours du dernier trimestre, à l’exception du TC4 dont les volumes sont restés stables.

Ce dernier a bénéficié des conditions météorologiques hivernales qui ont stimulé les ventes de pneus toutes saisons et de pneus hiver. En revanche, les segments du poids lourd et bus (-13 %), de l’agricole (-17 %) et deux-roues (-24 %) n’ont pas pu redresser la barre.

Le pneumatique agricole dégringole

Sur l’ensemble de l’année, le marché reste d’ailleurs dans le rouge pour l’ensemble des catégories de produits. Le segment du TC4 baisse de 8 % avec 208,487 millions d'enveloppes écoulées pour les véhicules légers, SUV et camionnettes. Soit une perte d’environ 18 millions d'unités par rapport à 2022.

Les pneumatiques PL et bus enregistrent un repli encore plus marqué. Avec 11,371 millions d'unités, le segment décroche de 17 % sur un an. Du côté des deux-roues, le bilan est moins alarmant avec une contraction de 11 % (8,658 millions d'unités). En revanche, l’année 2023 a été beaucoup plus compliquée pour le pneu agricole qui a perdu un tiers de ses volumes. Avec 680 000 enveloppes commercialisées, il plonge de 30 %.

"Ces chiffres confirment les tendances négatives observées depuis juin 2022. Ces résultats sont principalement dus à une baisse de la demande entraînée par l'inflation des coûts des matières premières, de l'énergie et des salaires, ainsi qu'à la réduction des stocks dans les canaux de distribution", explique Adam McCarthy, secrétaire général de l'ETRMA.

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