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Contrôle technique

Contrôle technique : “une guerre des prix suicidaire”

Publié le 19 avril 2013
Par Clotilde Chenevoy
2 min de lecture
Selon le syndicat du contrôle technique, la profession est dans la tourmente, avec une baisse de l’activité, qui entraîne une guerre des prix. Un cercle vicieux qui impacte la rentabilité des centres.
Martine Houlière, présidente du SCTV.
Martine Houlière, présidente du SCTV.

En 2012, l’OTC a comptabilisé 22,6 millions de contrôles (18,2 millions de visites techniques périodiques, 3,1 millions de contre-visites, et 1,3 million de visites complémentaires pollution). Globalement, l’activité stagne depuis 2009-2010 et, parallèlement, le nombre de centres augmente… Résultats, la rentabilité et l’emploi sont impactés.

“En France, il existe 6 000 centres, avec un parc automobile qui stagne, explique Martine Houlière, présidente du SCTV. Par conséquent, l’activité des centres a baissé, avec une perte moyenne de 300 contrôles par site. Les prix, bien que très disparates d’un département à l’autre, ont tendance à baisser. Les centres se mettent à faire régulièrement des remises et des promotions, quand ils ne cassent pas les prix. Parallèlement, le nombre de contre-visites étant en baisse alors que le nombre de points de contrôle a été augmenté –124 points désormais–, on peut se poser la question de la qualité de la prestation.” En moyenne, le syndicat relève un taux moyen de remise entre - 10 à - 25 %, une baisse de la rentabilité de l’ordre de 3 % avec, déjà, des licenciements dans certains centres.

Réguler le marché

Face à cette situation, le syndicat propose des solutions pour tenter de réguler le marché. D’une part, il explique à ses adhérents, lors de réunions régionales, que “cette guerre de prix signifie se tirer une balle dans le pied, qui n’aboutira qu’à une paupérisation du marché”.

D’autre part, le SCVT a demandé à l’administration d’intervenir sur divers points. Prix unique en France et numerus clausus sont exclus du débat par le gouvernement, mais Martine Houlière souligne qu’imposer un temps minimum d’intervention pour un CT est à l’étude, tout comme le fait d’augmenter le panel d’activités des centres (hors commerce et réparation automobiles).

Par ailleurs, la présidente du SCVT souhaite un renforcement des contrôles et des sanctions pour les centres qui ne respectent pas la loi. Enfin, le syndicat milite pour la mise en place d’actions de prévention, comme des courriers d’alerte, auprès des 37 % d’automobilistes qui présentent leur véhicule en retard pour un contrôle.

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