Le meilleur peintre mondial R-M est italien

C’est dans son centre de formation de Clermont-de-l’Oise (60) que BASF a accueilli les huit champions internationaux du concours R-M Best Painter Contest 2022. Venus d’Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie du Japon, de Pologne et du Portugal, les meilleurs peintres en carrosserie s’y sont disputé le titre mondial.

Le vainqueur de la compétition, Andrea Albertoni, très à l'aise lors de l'épreuve de marouflage. ©J2R/Girault
Et c'est finalement l’Italien Andrea Albertoni qui est monté sur la première marche du podium. Il y a été encadré par l’Allemande Josephine Ellwein et par le Japonais Masaya Kataoka. La concurrente d’outre-Rhin a également remporté le prix Pioneer, récompensant le peintre générant le moins de déchets de peinture.
Précisons que ces champions avaient tous remporté, dans un premier temps, leur titre national respectif. Mais la finale nationale prévue en 2019 avait été reportée, en raison de la pandémie. En organisant finalement la finale internationale trois ans plus tard, R-M parvient à renouer avec une période d’activité "normale" pour ses opérations de valorisation du travail des peintres en carrosserie. Mais de l’eau a aussi coulé sous les ponts. Ainsi, le concurrent français, Sylvain Crelier, a changé de vie. En effet, il était le seul des concurrents à être aussi patron de garage ! Une position compliquée pour affronter une compétition acharnée.
Des épreuves très techniques
Sylvain Crelier conserve un calme olympien avant d'attaquer l'épreuve de colorimétrie. ©R-M
La finale internationale était articulée autour de sept épreuves réparties sur trois jours. Elles ont été disputées dans des ordres différents, selon les concurrents. Ainsi, la première portait sur la santé et la sécurité. Chaque concurrent a dû identifier les symboles de sécurité et EPI (en précisant à quel moment les porter).
Sans surprise, les tâches les plus difficiles concernaient la colorimétrie. Les champions ont dû tour à tour rechercher des couleurs d’un cercle chromatique et les classer selon leur saturation. Avant d’identifier et reconnaître sur une même peinture les différentes particules employées (lenticulaires ou lamellaires). Enfin, ils devaient identifier les défauts à réparer sur trois ailes puis analyser les trois courbes du spectrophotomètre (qui leur étaient soumises) et les associer à la bonne aile.
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"Les épreuves reposent sur la qualité, l’efficacité et l’éco-rentabilité du travail des concurrents", explique Jamie Panter, responsable mondial des applications BASF. Elles sont très difficiles, quasiment impossible à réussir parfaitement… Car les concurrents sont d’excellents peintres, mais qui doivent aller plus loin et se dépasser lors de ce concours". Tous n’ont découvert les épreuves qu’au premier jour de la compétition.
Lors de l'épreuve de réparation rapide, Josephine Ellwein (deuxième sur le podium) ne se laisse pas intimider par l'œil inquisiteurs des jurys. ©J2R/Girault
Valoriser le métier de peintre
Les autres épreuves ont évidemment intégré des opérations de masquage et d'application en cabine. La première visait à optimiser les consommables employés, pour assurer la qualité du travail, sans gaspiller de matière. Parallèlement, l’accent était aussi mis sur la technique de réparation rapide R-M, FlexRepair.
Enfin, la dernière épreuve mettait en valeur les partenaires du fabricant dans les domaines de la para-peinture. À partir de photos de sinistres, les concurrents devaient ainsi identifier tous les consommables dont ils auraient besoin pour effectuer les réparations et à les classer par ordre d’emploi.
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Les champions R-M :
1-Andrea Albertoni (Italie).
2-Josephine Ellwein (Allemagne).
3-Masaya Kataoka (Japon).
Les autres champions :
Kevin Alexandre (Portugal), Sylvain Crelier (France), Krzysztof Narloch (Pologne), Cédric Neyt (Belgique) et Christian-Luis Rodriguez-Sanchez (Espagne).