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Carrosserie

WorldSkills 2022 : la compétition a repris ses droits

Publié le 21 janvier 2022
Par Florent Le Marquis
2 min de lecture
Lyon a accueilli les finales nationales des WorldSkills, reportées l'an dernier en raison de la crise sanitaire. Les six métiers de l’automobile ont désormais leurs représentants pour l’étape mondiale de cette compétition, qui constitue un tremplin pour de nombreux jeunes.
Dans la catégorie peinture automobile, les candidats ont dû, au cours d'une épreuve, masquer une partie de voiture. © Alain Potignon - WorldSkills
Dans la catégorie peinture automobile, les candidats ont dû, au cours d'une épreuve, masquer une partie de voiture. © Alain Potignon - WorldSkills

La seconde phase des finales nationales des WorldSkills, repoussées d’un an en raison de la crise sanitaire, se sont déroulées à Lyon (69) du 12 au 15 janvier 2022. Quelque 600 jeunes de moins de 24 ans se sont affrontés dans 64 métiers différents, dans le but de devenir le ou la meilleure de sa spécialité.

Pour chaque métier, un représentant par région défendait ses couleurs. Quelques forfaits de dernière minute, dus au Covid-19, ont été constatés, mais l’événement a bien pu se tenir, en public, dans la préfecture rhodanienne. "C’aurait été vraiment dur pour tous ces jeunes qui se sont entraînés pendant deux ans. Ils ont tellement attendu…", confie sur place Guillaume Leroux, coach des compétiteurs de la région Normandie.

Le palmarès automobile

Pour le secteur automobile, six métiers étaient représentés. Voici le palmarès dans chacun d’entre eux :

Peinture automobile : Victor Berthelier (Grand Est)

Tôlerie-Carrosserie : Adrien Lapalus (Auvergne-Rhône-Alpes)

Maintenance des matériels : Simon Hubert (Pays de la Loire)

Mécanique Véhicule Industriel : Lucas Ianni (Auvergne-Rhône-Alpes)

Technologie automobile : Maxime Walch (Grand Est)

Cycle et Motocycle : Lucas Gaubert (Nouvelle-Aquitaine)

Participer à cette "Olympiade des métiers" représente une opportunité majeure pour l’ensemble des participants. "C’est un vrai tremplin pour la vie professionnelle", lâche Théo Girard, le concurrent normand en peinture automobile, entre deux épreuves. "Je n’aurais pas eu la même carrière si je n’étais pas passé par les WorldSkills, du moins pas aussi rapidement", confirme Samuel Guinard, expert-métier de cette catégorie et compétiteur en 1999.

Rendez-vous à Shanghai

En peinture automobile, cinq épreuves étaient au programme. Colorimétrie, décor de surface sur réservoir de moto, rayure sur portière à corriger, masquage d’une partie de véhicule et micro-réparation avec séchage et teinte tri-couche… Tous les candidats disposent du même matériel pendant les épreuves, fourni par les indispensables partenaires. Par exemple, pour la peinture, c'est la marque Glasurit, qui a été choisie par les WorldSkills pour la deuxième fois.

L'ensemble des compétiteurs en peinture automobile sont accueillis par les jurés et membres de l'équipe métier. © Alain Potignon - WolldSkills

L'ensemble des compétiteurs en peinture automobile sont accueillis par les jurés et membres de l'équipe métier. © Alain Potignon - WorldSkills

La polyvalence est donc de rigueur pour figurer tout en haut du classement. Et les nerfs doivent être solides. C’est pour cela qu’une préparation mentale est nécessaire avant la compétition. "C’est la tête qui commande tout. Il y a trois moteurs : la concentration, l’humilité et le travail", ajoute Samuel Guinard.

En tôlerie-carrosserie, les candidats se sont confrontés à 6 épreuves. © Alain Potignon - WorldSkills

En tôlerie-carrosserie, les candidats se sont confrontés à 6 épreuves. © Alain Potignon - WorldSkills

Tous les vainqueurs vont désormais participer à des stages d’entraînement avant de défendre les couleurs de la France à Shanghai, lors de l’épreuve mondiale des WorldSkills, du 12 au 17 octobre prochain.

Découvrez notre reportage aux finales nationales des WorldSkills dans le J2R n°121 de mars 2022.

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