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Essuyage des vitrages, une évolution discrète

Publié le 9 mars 2012
Par Jean-Marc Felten
3 min de lecture
Alors que les systèmes de sécurité sont mis en avant à grand renfort de marketing, l’essuyage des vitres fait très discrètement l’objet de profondes modifications dans ses avancées technologiques. Amorcée avec les balais à lames “plates”, l’évolution touche maintenant les mécanismes et s’annonce dans la gestion du balayage.
Que ce soit Bosch ou Valeo, la réponse aux demandes des constructeurs s’exprime à l’identique, avec désormais un moteur pour entraîner chaque bras d’essuie-glace.
Que ce soit Bosch ou Valeo, la réponse aux demandes des constructeurs s’exprime à l’identique, avec désormais un moteur pour entraîner chaque bras d’essuie-glace.

Les moteurs “pas à pas” et sans contacts révolutionnent les mécanismes de régulation un peu partout dans l’équipement des véhicules. L’essuyage des vitres n’échappe pas au phénomène, avec l’apparition de nouvelles fonctionnalités qui permettent également l’intégration plus facile de concepts esthétiques novateurs. Depuis plusieurs années, certains modèles disposent d’un mécanisme d’essuie-glaces de lunette arrière sans dispositif à manivelle, pour réaliser le mouvement alternatif du balai. Apprécié des constructeurs pour l’intégration discrète dans le véhicule, mais son montage est également plus léger et requiert une commande électronique.

Comment ça marche ?

Les promoteurs de ce type d’entraînement sont bien sûr les équipementiers, avec des brevets que l’on doit à Bosch et Valeo, entre autres. Valeo classe ses équipements en trois catégories : moteur continu et bielle-manivelle, “single reversible” et “dual reversible”. Le second utilise un moteur à commande électronique, le même que le troisième équipement, mais avec une utilisation spécifique selon les cas. Le “single reversible” utilise toujours un entraînement bielle et manivelle. Le moteur ne présente pas de rotation continue. Il est piloté, pour s’arrêter avant la fin du demi-tour de la bielle, et revenir en marche arrière. A l’aide de capteurs appropriés, la course du bras d’essuie-glace est contrôlée précisément d’une butée à l’autre et la vitesse du moteur peut être adaptée pour limiter les chocs de renversement du mouvement. Une commande spécifique entraîne le bras plus loin dans son mouvement pour la mise en repos. Le bras et son balai peuvent ainsi être mis en repos dans une zone du pare-brise abritée des turbulences aérodynamiques et hors du champ de vision du conducteur.

Le “dual reversible”, système ultime de Valeo, est presque plus simple que les autres montages. Un moteur entraîne chaque bras d’essuie-glace indépendamment, avec une gestion du déplacement interconnectée, pour optimiser les surfaces couvertes par chaque balai. Le moteur est placé directement sur l’axe du bras. Cet équipement est adopté surtout sur des véhicules à essuie-glaces antagonistes, qui couvrent ainsi une surface maximale.

Ces réalisations arrivent en série et vont se généraliser, avec l’objectif d’une réduction des coûts, par l’accroissement des volumes fabriqués, les moteurs devenant identiques pour tous les modèles et les systèmes ne se distinguant que par la gestion électronique. Seule ombre à ce tableau idyllique, l’essuie-glace fait son entrée au chapitre des équipements touchés par le diagnostic des pannes et le paramétrage. Pour démonter un essuie-glace, il faudra bientôt passer par la prise E-OBD.

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ZOOM - Mercedes SL, le lave-glace s’optimise

Mercedes avance encore un pion dans les progrès technologiques avec l’arrivée de la 6e génération du roadster SL. Non seulement la nouvelle caisse affiche un gain de poids substantiel avec une réalisation intégrale en aluminium, mais la sécurité progresse également, avec notamment l’adoption d’un système d’essuyage dit “Magic Vision Control”, qui optimise le fonctionnement du lave-glace et améliore la vision en toutes circonstances. Le lavage du pare-brise est obtenu en projetant le liquide devant le balai d’essuie-glace, en fonction de son sens de déplacement. Une multitude de gicleurs sont implantés devant la lame et dissolvent uniformément les salissures en même temps que la lame frotte le vitrage. Ce concept, développé par Valeo sous le nom d’AquaBlade, limite l’écran liquide qui restreint la visibilité pendant un temps, jusqu’à 11 secondes pour un système à gicleur classique, ou 400 m à 130 km/h. Cette efficacité permet de diminuer également le volume de liquide embarqué, jusqu’à 2 kg sur la SL, la moitié du réservoir classique. Pour conclure, Mercedes gère la projection du liquide avec des lois de fonctionnement selon la saison, la température, la vitesse du véhicule ; la conduite toit ouvert est également un paramètre qui change le volume de liquide projeté sur le pare-brise.

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