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Kangoo ZE, camionnette du troisième type

Publié le 5 juillet 2012
Par Clotilde Chenevoy
3 min de lecture
Le Kangoo ZE, talonné de Twizy et de Fluence ZE, a débarqué en octobre dernier dans le réseau et représente le premier véhicule 100 % électrique de Renault. Produit à Maubeuge, il possède des atouts qui pourraient bien séduire les artisans.
Nous avons notamment testé le Kangoo Maxi ZE chargé, ce qui a entraîné une consommation supérieure, mais n’a en rien gêné la puissance du véhicule, même en forte montée.
Nous avons notamment testé le Kangoo Maxi ZE chargé, ce qui a entraîné une consommation supérieure, mais n’a en rien gêné la puissance du véhicule, même en forte montée.

Pour un automobiliste, conduire un véhicule électrique relève encore du mystère et soulève encore beaucoup de questions. La principale préoccupation porte sur la batterie et l’autonomie du véhicule. Officiellement, Renault annonce 170 km. Lors de notre test, fait majoritairement avec un véhicule chargé, il faut baisser significativement l’autonomie, en comptant davantage sur 80 à 90 km. A savoir : en phase de décélération, la batterie récupère l’énergie cinétique de la voiture et se recharge. En modifiant sa conduite, on peut donc maximiser l’autonomie. Une fonction Eco Mode permet de limiter les performances du Kangoo pour limiter l’usage de la batterie. Le système de charge se trouve extrêmement simple, et passe par une prise secteur classique ou une prise recharge rapide sur une Wall Box. Pour les entreprises, des prises comme celles-ci peuvent être installées dans les locaux par Schneider Electric. Au final, en quelques minutes, le véhicule se met en charge, suivant la même procédure que pour un téléphone portable. La voiture clignote pour signifier que tout est bien branché. Le compteur indique le temps de charge restant de la batterie, sachant qu’il faut tabler sur six à huit heures pour “faire le plein”.

Electrique, mais utilitaire

Au final, si Twizy arbore un look décalé, Kangoo ZE reprend tout, en apparence, de son homologue thermique. De l’extérieur, seule la trappe à carburant, ou plutôt à énergie, logée sur le capot avant, trahit la copie. En effet, grâce à l’implantation de la batterie sous le plancher, Kangoo ZE conserve les mêmes capacités de chargement (de 3 à 4,6 m3) et les mêmes dimensions que sa version thermique. Il se décline en 2 longueurs et 3 versions, 2 places ou 5 places. Bien évidemment, la version Maxi, longue de 4,6 m, en version tôlée, intéressera particulièrement les professionnels. La version 5 places possède aussi, en option, la possibilité de plier la banquette arrière pour obtenir un plancher plat. Et comme pour l’ensemble des utilitaires Renault, Kangoo ZE permet des transformations par des carrossiers agréés Renault.

Au volant, la donne change. Le plus impressionnant reste le démarrage du système, simplement signifié par un léger bip et une lumière verte sur le tableau de bord. Pas de bruit de moteur, seul un léger sifflement se fait entendre lors de l’accélération. Ce qui peut effectivement perturber les piétons tête en l’air. A l’usage, le système possède de la reprise, permettant une utilisation très fluide, similaire à un modèle thermique. La maniabilité reste tout aussi bonne que sur le modèle thermique. Le Kangoo ZE se révèle même plus agréable en milieu urbain car le bruit et les vibrations disparaissent. Pratiques pour les artisans, les véhicules électriques ne paient pas le stationnement dans les grandes villes. Un macaron spécifique est à récupérer auprès de la mairie.

Pour le lancement de son tout premier véhicule de la gamme ZE, Renault attaque avec un prix fixe de 15 000 euros HT, en France, grâce au bonus de 5 000 euros de l’Etat. A cela, il faut ajouter la location de la batterie, louée à partir de 72 euros HT par mois pour 36 mois et 10 000 km (voir tableau ci-contre). Comme pour Fluence, Renault a déjà pré-vendu un volume significatif de véhicules et devrait notamment livrer 15 600 Kangoo ZE, via l’Ugap, à l’Etat ou des entreprises publiques (La Poste, Veolia, EDF). Renault estime que la clientèle des flottes représentera près de 80 % des ventes et celle des artisans/commerçants près de 20 %.

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FOCUS - Dacia Dokker, l’utilitaire low cost

A l’occasion du salon de Casablanca, Dacia a présenté Dokker, un combi-space polyvalent, et Dokker Van, une fourgonnette fonctionnelle. Les deux modèles sont fabriqués à l’usine de Tanger et seront commercialisés en avant-première au Maroc dès le milieu de l’année. Le Dokker est un véhicule 5 places proposé avec une ou deux portes latérales coulissantes, tandis que la version Van propose 2 places. Bernard Cambier, directeur commercial de Dacia, estime : “la marque dispose de moins de 2 % de parts de marché en utilitaire, alors que Renault s’attribue 1/3 des volumes. Il nous reste encore des progrès à faire. La fourgonnette représente un véritable attrait pour les artisans. D’autant qu’avec notre réseau Pro Plus, nous offrons également des solutions pour l’entretien du véhicule, avec le prêt d’un véhicule de remplacement et des plages horaires étendues.” L’agenda n’a pas été dévoilé quant à la commercialisation en France, pas plus que les prix.

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NOTRE AVIS

TOP
- Confort de conduite (absence de vibration et de bruit)
- Taille du coffre
- Système de rechargement simple (sur secteur ou prise spéciale)

FLOP
- L’autonomie (celle annoncée de 170 km n’est pas réelle, mieux vaut compter sur 80 km dans un usage chargé et intense)
- Temps de charge (env. 7 heures)
- Le prix par rapport à du thermique

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