S'abonner
Non classé

La qualité plus que la quantité

Publié le 20 novembre 2014
Par Romain Baly
2 min de lecture
Si le nombre de carrossiers devrait encore progresser en 2014, les réseaux ont considérablement complexifié leurs critères de sélection pour limiter les cas d’entreprises en difficulté. Et préserver ainsi leur image de marque.
Plus que des carrossiers, les réseaux recherchent désormais des chefs d’entreprise à part entière.
Plus que des carrossiers, les réseaux recherchent désormais des chefs d’entreprise à part entière.

La politique du chiffre, celle qui consistait à recruter à tour de bras, est bel et bien enterrée ! “Il y a eu trop d’erreurs de casting”, note Alain Chagué, d’Autoneo. Ajouté à la crise économique, cet élément a provoqué une prise de conscience des réseaux de carrosseries, de plus en plus vigilants à l’heure de recruter un nouvel adhérent. Chez Axial comme ailleurs, “on préfère avoir un nombre réduit de carrosseries, mais que celles-ci soient fidèles et en bonne santé”, ajoute Olivier Lachaize, directeur général d’Edra. Si les objectifs annuels de chacun en matière de développement montrent que le volume de professionnels engagés va encore progresser en 2014, la dynamique en matière de recrutement tend clairement à se ralentir. Les 90 nouvelles enseignes enregistrées par AD Carrosserie l’an dernier font figure d’exception. Si ses objectifs sont tenus, c’est bien le réseau Axial qui terminera l’année en tête, avec une cinquantaine de nouveaux venus. Mais parce qu’une carrosserie en difficulté est une carrosserie qui fait du tort à son réseau, tous les principaux panneaux du marché ont complexifié ces dernières années leurs critères de sélection. “En termes d’informatique, d’accueil, d’atelier, de parking, de parc de véhicules de prêt, nous avons nettement augmenté notre sélectivité”, étaye Alain Chagué.

Labelliser pour briller

Au-delà de l’aspect technique, chaque professionnel se doit désormais d’aborder son activité dans la peau d’un chef d’entreprise capable de gérer et d’anticiper les fluctuations de la demande. “Remplir un atelier ne suffit plus, souligne Alain Bessin, président du GIE Five Star. Désormais, on recherche des carrossiers qui soient de vrais gestionnaires, capables de gérer leur affaire et de tenir les exigences de notre cahier des charges.” En matière d’exigence, certains, tel Acoat Selected, ont entrepris de labelliser leurs adhérents. Une façon de mettre ces derniers face à leurs responsabilités, mais aussi de souligner encore davantage auprès de leurs clients leur montée en compétence. Entamée il y a un an, cette labellisation est aujourd’hui effective dans 65 % du réseau et le sera dans sa totalité d’ici la fin de l’année. Malgré les apparences, Bruno Pourret confie les difficultés rencontrées pour arriver à cela : “L’introduction de cette nouvelle grille a, effectivement, provoqué quelques départs car certains réparateurs ne souhaitaient pas s’inscrire dans cette démarche, qu’ils trouvaient trop contraignante.” Une démarche d’exigence que tous ne souhaitent pas emprunter et qui explique cette relative stabilité du marché.
 

Partager :

Sur le même sujet

cross-circle