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Le SNCP a fêté ses 150 ans

Publié le 3 avril 2013
Par Marc David
2 min de lecture
Le 21 mars dernier, le SNCP a célébré ses 150 ans au Pavillon Royal, à l’orée du Bois de Boulogne. Un événement qui regroupait les principaux décideurs de la filière caoutchouc.
A gauche, René Revault, vice-président SNCP en charge des PME, représentant d'ITC Elastomères.

Le 22 janvier 1863, naissait la Chambre syndicale patronale du caoutchouc au 82, boulevard de Sébastopol, dans le 3e arrondissement de Paris. Une dénomination qui évoluait en 1884, puisque celle-ci devenait le Syndicat professionnel du caoutchouc, gutta-percha, tissus élastiques, toiles cirées, toile cuir, etc.

Aujourd’hui, la "vieille dame" a élu domicile à Vitry-sur-Seine, sous le nom de Syndicat national du caoutchouc et des polymères. Mais en ce jeudi 21 mars, c’est bien le Pavillon Royal, à la lisière du Bois de Boulogne, qui se mettait au diapason de l’entité professionnelle pour célébrer ses 150 ans. Un événement qui regroupait les principaux décideurs de la filière caoutchouc (fournisseurs de matières premières, transformeurs, distributeurs, etc.), soit une assemblée de quelque 400 personnes. Une occasion d’aborder de nombreux thèmes dont, en particulier, le poids des matières premières en 2012…

Aujourd’hui, le caoutchouc naturel pèse 42% de la production de caoutchouc mondiale avec 11 millions d’hectares de plantations, équivalents à 11 millions de tonnes. D’ici 2020, la production devrait s’établir à 16 millions de tonnes grâce à l’augmentation des surfaces de plantations. En outre, l’enjeux principal sera d’obtenir deux tonnes à l’hectare, notamment en Indonésie. Autre enjeux, celui de trouver un équilibre en termes de coût, dans la mesure où les spéculations vont bon train et où elles peuvent s’évincer du jour au lendemain ! Quant au caoutchouc synthétique, ce sous-produit de l’éthylène devrait (logiquement) connaître une situation plus tendue dans les années à venir.

En 2012, la France a consommé 420000 tonnes de caoutchouc contre 600 tonnes en 1863 ! Reste que, par rapport à 2011 et sa consommation de 484000 tonnes, le recul de l’année passée s’établit à quelque 15% (-14% sur les neuf premiers mois, dont -16% pour le caoutchouc naturel et -13% pour les caoutchoucs synthétiques). Une baisse en cohérence avec la contraction en volume de la production d’articles en caoutchouc, et en particulier du pneumatique (-7%).

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