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Les nouvelles aides à la conduite

Publié le 23 janvier 2013
Par Jean-Marc Felten
2 min de lecture
Après l’ABS puis l’ESP, les feux de jour et l’alerte de sous-gonflage, les conducteurs vont voir arriver dans leurs véhicules de nouveaux équipements destinés à augmenter la sécurité.
La combinaison de radars et caméras permet d’envisager de compléter l’ESP avec un mode de freinage actif automatique en cas de détection d’un risque de collision. Le montage sur tous les véhicules est envisagé par la CEE pour les années à venir.
La combinaison de radars et caméras permet d’envisager de compléter l’ESP avec un mode de freinage actif automatique en cas de détection d’un risque de collision. Le montage sur tous les véhicules est envisagé par la CEE pour les années à venir.

Si l’ESP sera généralisé dès 2013 (puis 2014 sur toutes les voitures neuves vendues dans l’Union européenne), il n’y a pas de date figée par les instances européennes pour l’installation systématique du LDWS et de l’AEBS. Sous ces acronymes “barbares” se cachent deux dispositifs déjà utilisés par certains constructeurs. Une généralisation signifiera néanmoins plus de technologies sur les voitures les plus simples et plus de cas de pannes potentiels…

Simplement complexe

Le LDWS (Lane Departure Warning System) est destiné à prévenir le conducteur en cas de dérive non intentionnelle au-delà des marquages au sol de la voie suivie. La législation imposera deux moyens d’alerte du conducteur, lumineux et sonore ou par vibration. Le texte de la CE le définit comme un dispositif d’alerte de franchissement de ligne. Le second dispositif est destiné à actionner les freins de façon autonome en cas de risque de collision. L’AEBS (Advance Emergency Braking System ou système avancé de freinage d’urgence) doit “détecter de lui-même un risque de choc avant et activer le système de freinage du véhicule afin de réduire la vitesse de ce dernier et éviter le choc ou en réduire les conséquences”, comme il est décrit dans les conclusions de la CEE. Son fonctionnement sera effectif depuis 15 km/h jusqu’à la vitesse maximum déclarée du véhicule. Le conducteur étant dans un premier temps averti de la situation, s’il réagit de lui-même, la législation prévoit qu’il doit pouvoir reprendre le contrôle et désactiver le système soit en mettant le clignotant pour éviter l’obstacle, soit en rétrogradant manuellement ou par d’autres moyens qui seront signalés au législateur lors de la demande d’homologation du véhicule.

De l’après-vente en plus

Ces dispositifs impliquent l’intégration de nouveaux composants dans les véhicules. Ainsi, après l’ESP, l’AEBS prévoit plus ou moins directement l’installation d’une caméra vidéo qui surveillera l’avant du véhicule. Celle-ci pourra être utilisée pour le LDWS, bien que la réglementation qui prévoit un dépassement d’un maximum de 30 cm des marquages au sol privilégie les détecteurs de proximité, déjà utilisés par certains constructeurs. Ces dispositifs seront donc intégrés dans la boucle du système de freinage, en utilisant des équipements périphériques à l’ESP. Les cas de pannes s’en trouveront multipliés, avec l’apparition de nouveaux codes “P” dans les mémoires de calculateurs.

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