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“Nous voulons que Solutrans soit le pendant de Genève dans l’automobile”

Publié le 31 janvier 2012
Par Benoît Landré
3 min de lecture
Patrick Cholton, président de Solutrans - Le salon des Solutions de transport rompt avec les habitudes et s’exporte pour la première fois en fin d’année. Chahuté par la crise, l’événement, qui se déroule du 29 novembre au 3 décembre à Eurexpo Lyon, renoue avec les années impaires pour se démarquer du salon d’Hanovre et entend confirmer les promesses entrevues lors de l’édition 2010.
Patrick Cholton, président de Solutrans - Le salon des Solutions de transport rompt avec les habitudes et s’exporte pour la première fois en fin d’année. Chahuté par la crise, l’événement, qui se déroule du 29 novembre au 3 décembre à Eurexpo Lyon, renoue avec les années impaires pour se démarquer du salon d’Hanovre et entend confirmer les promesses entrevues lors de l’édition 2010.
Patrick Cholton, président de Solutrans - Le salon des Solutions de transport rompt avec les habitudes et s’exporte pour la première fois en fin d’année. Chahuté par la crise, l’événement, qui se déroule du 29 novembre au 3 décembre à Eurexpo Lyon, renoue avec les années impaires pour se démarquer du salon d’Hanovre et entend confirmer les promesses entrevues lors de l’édition 2010.

Quelles sont les grandes tendances de cette onzième édition ?
Nous avons voulu axer cet événement autour de la sécurité et de l’environnement afin de faire évoluer l’image du secteur aux yeux du grand public. Ces quinze dernières années, le camion a fait plus pour l’environnement et la sécurité que la voiture. Nous devons communiquer là-dessus. Nous allons ouvrir, pour la première fois, la journée du samedi au grand public. Nous allons également accueillir des élèves et des étudiants, dans le cadre de Solutrans Off, pour leur exposer les différents débouchés du secteur, car nous manquons de main-d’œuvre dans certains métiers. Enfin, pour mieux nous démarquer du salon d’Hanovre, nous voulons que Solutrans soit tourné vers les innovations, les nouveautés, et qu’il devienne, à terme, le pendant de Genève dans l’automobile.

Le contexte économique est toujours aussi fragile, surtout pour les marchés du VUL et du poids lourd. Quel regard portez-vous actuellement sur ce constat ?
Jusqu’à juin, nous pouvions affirmer que les tendances étaient bonnes. Depuis cet été, nous avons senti une inversion de tendance et nous n’avons aucune visibilité sur l’exercice 2012. Autant, en 2008, la chute du secteur répondait avant tout à la conjoncture, autant en cette fin d’année, le durcissement est à la fois structurel et conjoncturel. Nous voyons des PME qui ont épuisé leur trésorerie consécutivement à la reconstitution de leur stock, afin de repartir de l’avant. La FFC a d’ailleurs alerté les pouvoir publics afin de garantir les emprunts à court terme et compenser ce manque de trésorerie.

Dans ce climat d’incertitude, êtes-vous confiant quant à la capacité du salon à conserver sa dynamique commerciale ?
Personnellement, je ne suis pas inquiet. Le parc français a besoin d’être renouvelé dans les prochains mois. Les professionnels du secteur restent optimistes, nous sentons un fort engouement à l’approche du salon, qui ne pourra que servir de tremplin pour le premier semestre 2012.

Comment mesurez-vous cet engouement ?
Nous l’observons au niveau des pré-enregistrements des visiteurs sur le site Internet, qui sont en hausse de 55 % par rapport à 2010. La surface d’exposition passe également de 40 000 à 70 000 m2 cette année.

L’événement a-t-il véritablement trouvé sa dimension internationale ?
C’est aujourd’hui une réalité que nous voulons asseoir. Une délégation de journalistes européens représentant l’association Trucks of The Year sera présente pour tester l’offre de véhicules hybrides. Le salon sera, pour la première fois, le point de départ de la Semaine mondiale du Transport routier et urbain à travers le Truck & Bus World Forum qui réunira des intervenants du monde entier. Nous recevrons aussi des délégations en provenance du Maroc, d’Allemagne, d’Italie, du Québec ou encore du Portugal. A terme, il ne restera que deux salons dédiés au secteur : Hanovre et Solutrans. Le RAI d’Amsterdam a disparu pendant la crise, le salon de Courtrai reste un petit événement très spécialisé et Transpotec, en Italie, semble assez instable.

Vous avez lancé Solutrans Méditerranée en juillet, à Casablanca. D’autres échéances internationales sont-elles en réflexion ?
Solutrans Méditerranée a très bien fonctionné. Les équipementiers, les carrossiers-constructeurs présents sur l’événement ont gagné des parts de marché dans les mois qui ont suivi. Compte tenu du succès de cette édition marocaine, nous envisageons de dupliquer le salon ailleurs. Nous allons nous réunir prochainement avec le comité de direction pour aborder cette question. L’est de l’Europe et plus précisément des pays comme la Pologne ou la Lituanie représentent des pistes éventuelles sur une échéance à 2014. Mais rien n’est encore décidé à ce jour.

Quels sont les principaux défis que devra relever le salon dans le futur ?
Le défi consiste à réunir toujours plus d’acteurs internationaux. La région Rhône-Alpes va devenir un pôle principal dans la recherche pour la carrosserie en Europe et beaucoup d’acteurs régionaux œuvrent aujourd’hui à l’avenir de la filière camion.

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