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R2D, la logistique nouvelle de VW

Publié le 26 mars 2015
Par Frédéric Richard
2 min de lecture
Le nouveau projet logistique de Volkswagen Group France R2D est désormais opérationnel pour les 850 points de services du territoire français. Avec, en ligne de mire, un focus affiché sur la conquête de nouveaux clients MRA pour la revente de pièces détachées du groupe.
Sylvain Charbonnier, directeur pièces et services de Volkswagen Group France.
Sylvain Charbonnier, directeur pièces et services de Volkswagen Group France.

R2D, abréviation de Regular Daily Delivery, constitue la révolution logistique de Volkswagen Group France en ce début d’année 2015. Tandis que PSA vient aussi d’opérer sa mutation en la matière, annonçant la centralisation des stocks de pièces aux travers de cinquante plates-formes régionales en majorité privées, Volkswagen pense au contraire que la logistique reste l’affaire et la valeur ajoutée du constructeur.

A ce titre, l’importateur a choisi d’optimiser le schéma d’approvisionnement des 850 distributeurs, en leur offrant plus de réactivité et des préconisations de stock rationalisé. Ce qui devrait augmenter leur performance en après-vente, leur rémunération, et permettre d’encore mieux répondre à la demande des MRA. Soulignons que la revente auprès de ces professionnels représente déjà près de 30 % des ventes de pièces du groupe, s’établissant pour leur part à 550 millions d’euros annuels.

Révolution

Sylvain Charbonnier, directeur pièces et services de Volkswagen Group France, et Jean-Michel Hustache, chef de département logistique PR, le confessent, le benchmark vient de la rechange indépendante, notamment Cora (Autodistribution), Groupauto et Oscaro, qui sont parvenus ces dernières années à faire de la logistique un véritable avantage concurrentiel.

Avant l’apparition de R2D, chez Volkswagen, le schéma logistique des pièces PR se révélait des plus classiques. Comprenez 30 % de commandes de stock hebdomadaires, avec des délais de livraison peu satisfaisants, entre quatre et neuf jours… Les 70 % restants représentaient les commandes de dépannage, en livraison quotidienne. Malgré ce schéma perfectible, VGF parvenait tout de même à un taux de service de 99 % en stock et presque 96 % en dépannage. Sylvain Charbonnier aurait pu s’en contenter, mais il a choisi de travailler à un nouveau schéma avec, au cœur du dispositif, le centre de distribution historique de pièces de Villers-Cotterêts (02) (181 personnes, 83 000 références stockées). Désormais, l’objectif consiste à proposer des commandes de stock quotidiennes au réseau, afin qu’elles représentent 70 % des commandes, et limitent ainsi le dépannage à 30 % des volumes.

Pour parvenir à un tel changement de culture, les distributeurs peuvent compter sur l’aide précieuse d’un outil informatique baptisé “Autopart”, qui les aide à rationaliser leurs stocks. Pour simplifier, les approvisionnements se faisant plus souvent, il est possible de diminuer la profondeur et d’utiliser l’espace gagné pour intégrer de nouvelles références, qui augmenteront la disponibilité immédiate, pour les distributeurs d’une part, mais également pour la revente aux MRA. Enfin, pour sécuriser les approvisionnements, VGF s’engage désormais à récupérer les stocks d’invendus trois fois par an, afin de limiter l’immobilisation financière des distributeurs. Magique ? Non, logistique. En mettant en place R2D, Sylvain Charbonnier affirme que 50 % des distributeurs, notamment les plus importants (70 % des volumes), seront livrés chaque jour avant l’ouverture du magasin, par SAS. Et tout cela n’est que du process, VGF affirmant que cette nouvelle organisation n’a pas coûté un centime au groupe.
 

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