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Réparation du freinage, modernisation difficile !

Publié le 22 mars 2012
Par Jean-Marc Felten
2 min de lecture
Longtemps cantonnée à la mécanique, l’activité de réparation du freinage est en évolution profonde, avec l’arrivée de technologies qui intègrent l’électronique et les automatismes dans les procédures d’entretien. Tous les ateliers ne sont pas encore passés à l’heure de l’ESP et du frein de parking électrique.
Le purgeur électrique est un investissement en vogue, en raison de l’arrivée d’une génération de voitures équipées d’ESP.
Le purgeur électrique est un investissement en vogue, en raison de l’arrivée d’une génération de voitures équipées d’ESP.

“Le petit outillage constitue encore l’essentiel de l’équipement d’atelier que nous fournissons aux indépendants pour les opérations de réparation et d’entretien sur le freinage, malgré notre travail pour les inciter à moderniser leurs ateliers”, nous confie Jacques Harivel, responsable de l’équipement d’atelier chez Groupauto. Ce petit matériel, qui est presque de l’ordre du consommable, constitué des pinces spécifiques, mais également des repousses pistons pour étrier ou de petits accessoires aidant le mécanicien dans son activité quotidienne, est acquis en fonction des besoins immédiats et sort d’une politique d’investissements.

Des distributeurs qui doivent s’impliquer

Les distributeurs peuvent les intégrer à leurs stocks au gré des commandes de pièces, plaquettes ou kits de freins. “Nous fournissons avec succès les petits appareils spécifiques, tels que le comparateur d’épaisseur de disque qui peut s’utiliser devant le client sans démontage de la roue, mais quand tous sont équipés, le marché s’épuise”, relève Frédéric Etienney, chef de groupe produit et équipement de garage pour Starexcel. Constat sévère vis-à-vis de l’élévation du niveau technique exigé par les nouveaux systèmes de freinage car les freins de parking, les ABS et ESP, nécessitent des appareils électroniques pour les interventions d’entretien. “Notre volonté est d’amener les réparateurs à l’usage systématique de l’appareil de diagnostic, tel qu’il est préconisé par les constructeurs à chaque entrée d’un véhicule en atelier, avance Jacques Harivel. Cette pratique est génératrice de chiffre d’affaires car elle permet de débusquer des pannes fugitives qui ne sont pas perçues par le client. C’est vrai pour le freinage comme pour les autres systèmes électroniques.” Que dire alors de la mobilisation d’un appareil de diagnostic pour un simple échange de plaquettes alors que des appareils spécifiques existent ? Pour Jacques Harivel, “il est préférable d’investir dans un second appareil de diagnostic, sachant qu’aucun système de diagnostic ne peut couvrir la totalité du parc et qu’il faudra, à terme, plusieurs outils pour répondre à toutes les demandes des clients”.

Et la purge ?

Dernier axe de communication abordé par les fournisseurs, la purge, qui est en cours de conversion à des appareils électriques. “Nous commençons à équiper les indépendants, après les réseaux de constructeurs.” Frédéric Etienney y voit une valorisation du service proposé par les garages. Pour Jacques Harivel, “c’est un besoin indispensable imposé par les nouveaux systèmes de freinage à l’hydraulique complexe des ABS et ESP. Il faut une purge avec un générateur de pression stabilisé”.

“Il faut malgré tout reconnaître, explique Frédéric Etienney, que les réparateurs attendent nos promotions pour investir. Dans un marché de la rechange freinage très stable, l’investissement n’est pas vu comme un potentiel de marges supplémentaires par les réparateurs”.

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