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Rivalis accompagne les adhérents de la FFC

Publié le 27 mars 2014
Par Frédéric Richard
2 min de lecture
La FFC a signé un partenariat avec Rivalis, permettant aux TPE qui le désirent de bénéficier d'un service d'accompagnement à la croissance, ou lors de difficultés mettant en péril la survie de l'entreprise.
La FFC a signé un partenariat avec Rivalis, permettant aux TPE qui le désirent de bénéficier d'un service d'accompagnement à la croissance, ou lors de difficultés mettant en péril la survie de l'entreprise.
La FFC a signé un partenariat avec Rivalis, permettant aux TPE qui le désirent de bénéficier d'un service d'accompagnement à la croissance, ou lors de difficultés mettant en péril la survie de l'entreprise.

A peine arrivé à la présidence, Patrick Cholton insuffle déjà le vent du dynamisme au sein de la Fédération Française de la Carrosserie. Fidèle à ses déclarations de prise de fonction, quant à sa volonté de pérenniser et faire progresser la filière, il poursuit le partenariat conclu avec Rivalis, société spécialisée dans le pilotage d'entreprises. Une initiative fondée sur un constat simple, selon lequel de nombreuses TPE du secteur de la carrosserie sont en situation délicate, et ont besoin d'aide. Et qui mieux qu'une fédération pour les soutenir. C'est ce qu'a demandé Patrick Cholton à Rivalis.

Concrètement, la société a pour mission de rencontrer les ateliers en difficulté, les auditer et mettre en place les actions correctives pour les remettre sur la voie de la rentabilité. Bien souvent, il s'agit d'un problème de productivité, avec des heures vendues trop cher par rapport à ce qu'elles ont été achetées, ou bien de compagnons pas assez productifs. Le simple regard extérieur d'un spécialiste permettant souvent de corriger le tir.

Mais Rivalis intervient aussi en stratégie financière, dès lors que la structure est menacée, plombée par des dettes sociales ou fiscales. Il s'agit alors de rencontrer les banques, de présenter le plan de relance et de convaincre, pour obtenir un étalement des paiements par exemple…

En général, au bout quelques mois, l'activité est redressée et la rentabilité revient. Plus sains, les ateliers peuvent alors de nouveau embaucher et investir. De "vicieuse", la spirale devient vertueuse. Et Rivalis permet d'aller encore plus loin, puisque les conseillers peuvent rester en lien avec le client réparateur, et ainsi l'accompagner, cette fois, dans le développement de la structure.

Pour son fonctionnement, Rivalis s'appuie sur l'expertise de près de 200 conseillers sur le territoire, dont la moitié environ sont capables d'intervenir dans le secteur automobile. Il s'agit de franchisés, qui ont choisi cette activité de "consultant", souvent après une carrière de chef d'entreprise, de directeurs d'exploitation ou de directeurs financiers. Pour parfaire leur connaissance des spécificités du métier avant d'intervenir dans des carrosseries, certains assistent même à des formations dispensées par la FFC.

Le contrat qui lie Rivalis au carrossier est conclu pour deux ans, en général, et la prestation se déroule en trois actes. La rencontre tout d'abord, durant laquelle le conseiller évalue l'étendue des problèmes auxquels fait face la carrosserie. Cette étape est facturée 1 600 euros. Dans un second temps, le conseiller va revenir chaque mois, pour mettre en place les actions correctives sur le terrain. Ce qui donne lieu à un abonnement de 350 euros mensuels. Enfin, une rémunération supplémentaire représente 3% de la progression du chiffre d'affaires réalisé pendant la période d'accompagnement.

Le plus complexe restant d'identifier les entreprises nécessitant l'intervention de Rivalis, car les responsables en difficultés gardent en général leurs problèmes pour eux en France. La FFC jouera un rôle sur ce paramètre.

Ce partenariat a aussi pour mission de ramener des adhérents à la FFC… Si les services de Rivalis ne sont pas réservés aux adhérents, ces derniers bénéficieront tout de même d'un package spécial conçu avec la fédération. N'oublions pas que le nombre d'adhérents d'une fédération va devenir un enjeu capital pour leur survie à l'horizon 2017, date à laquelle les pouvoirs publics imposent à une organisation d'être "représentative de sa filière". A ce titre, leurs subventions, voire leur survie, seront conditionnées à la preuve qu'ils disposent d'au moins 8 % des entreprises de leur filière parmi leurs adhérents. Pour la FFC, qui enregistre à ce jour 1 800 adhérents, il faut donc courir après les candidatures, jusqu'à environ 2 600 adhérents…

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