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Texa fait ses gammes

Publié le 18 octobre 2012
Par Hervé Daigueperce
3 min de lecture
A l’écoute du marché, notamment européen, Texa lance une station de climatisation d’entrée de gamme. Et continue de monter en technologie.
A l’écoute du marché, notamment européen, Texa lance une station de climatisation d’entrée de gamme. Et continue de monter en technologie.
A l’écoute du marché, notamment européen, Texa lance une station de climatisation d’entrée de gamme. Et continue de monter en technologie.

“Nous devons être sur tous les marchés, en termes de prix, de réponses techniques ou de secteurs comme, en diagnostic, le VL, le PL, l’agricole, le nautique, le BTP, etc.” annonce d’emblée Francis Pègues le directeur de Texa France. Qui peut répondre ainsi aux atermoiements des fournisseurs de gaz. Le nouveau, le R12-34YF, en effet, fabriqué par un seul fournisseur se fait attendre et décourage les opérateurs. Certains, déjà rebutés par la nécessité d’obtenir la fameuse attestation de capacité ont jeté l’éponge, les autres continuent avec leurs stations. Le manque à gagner, net cette année sur ce sujet, s’analyse plutôt porteur par Francis Pègues qui voit un changement s’opérer, en ce moment chez les garagistes “qui reviennent vers la formation et la quête de l’attestation parce qu’ils se sont rendu compte de la rentabilité de l’intervention. Ils vont s’équiper prochainement sur le nouveau gaz ou sur le bi-gaz et nous avons toutes les propositions”. En clair cela signifie que 2013 comblera les lacunes de cette année. Entre temps, Texa ne s’en est pas laissé compter et a sorti une station d’entrée de gamme, la 710, qui ne sera pas transposable pour accueillir le nouveau gaz, mais permet de satisfaire aux exigences d’aujourd’hui (et du parc circulant pour un temps) à moindre coût (environ – 15 %). Quant aux gammes, elles continuent de tourner (comme la 600 par exemple) mais la série 7, si l’on peut dire séduit davantage, notamment la 760 R, bi-gaz.

Nano-Service et maxi-fonctionnalités

Comme pour les stations de climatisation, Texa développe une pléiade de solutions en termes de diagnostic. On a vu qu’il touchait tous les secteurs d’activité – le diag PL est même référent dans beaucoup de pays – mais aussi tous les moyens. C’est ainsi que devant le succès du NanoService, un outil qui se branche sur la prise Diag (et touche à tout ce qui concerne la roue) la marque italienne en a sorti une version 2 qui servira à tous ceux qui font de l’entretien courant, du Fastfitt, notamment. Au sommaire, les amortisseurs, les freins, etc. mais pas l’injection. Le nano pourra servir utilement de deuxième outil pour le garagiste, afin de multiplier les interventions, comme le précise Francis Pègues : “Au-delà des spécialistes Diesel qui ont besoin de gros outils, les garagistes ont besoin d’un deuxième outil pour les remises à zéro. Tout dépend de la taille de l’atelier, puisque certains ont déjà deux gros outils.” Ce qui est plus vendu, reste l’interface avec le PC. Et Francis Pègues de préciser : “Nous arrivons doucement en France vers la notion de deuxième outil de diagnostic alors qu’en Espagne ou en Italie, on parle déjà de troisième. Le nano est une bonne approche pour accompagner cette mutation.” Du côté des OBD Log et Matrix, les ventes se poursuivent tranquillement.

Réalités de terrain

Avec un chiffre d’affaires supérieur à 52 millions d’euros, Texa ne se présente pas comme un géant de l’équipement – quoi qu’avec son tout dernier bâtiment inauguré le 29 septembre dernier, on sentirait comme une ambition d’aller chatouiller les grands – mais comme un spécialiste dédié au diagnostic sous toutes ses formes. Ce qui fait dire à Francis Pègues que “nous ne sommes pas dans la nouveauté hyper-médiatisée ou hyper-marketée, nous sommes dans le renforcement et l’élargissement de ce que nous proposons déjà, en apportant le plus grand nombre de solutions possibles. Le marché de l’aftermarket se tend, il faut donc avoir l’offre la plus large possible pour soutenir la distribution.” Et tout un travail se fait en parallèle, en accords signés avec des équipementiers, en liaisons avec les catalogues électroniques des groupements (à l’étude) ou en progressions dans les homologations des constructeurs (soit 770 référencements). Le diagnostic, tout le diagnostic…

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