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Distribution

Flauraud : des pièces et des services

Publié le 16 novembre 2012
Par Clotilde Chenevoy
3 min de lecture
A l’occasion de son salon annuel, Inotech, le groupe Flauraud a fait découvrir à ses clients son nouvel outil logistique. La plate-forme de 16 000 m2 permet d’améliorer le service client, offrant une livraison en 24 heures. Le site sera pleinement opérationnel en janvier 2013.
(De gauche à droite) Pierre-Jean Flauraud (P-dg), Pascal Verrier (Groupe Flauraud) et Stéphane Robert (directeur marketing et communication) devant le stand de démonstration de Meca-Systems lors du salon Inotech.
(De gauche à droite) Pierre-Jean Flauraud (P-dg), Pascal Verrier (Groupe Flauraud) et Stéphane Robert (directeur marketing et communication) devant le stand de démonstration de Meca-Systems lors du salon Inotech.

Pierre-Jean Flauraud a décidé de regrouper l’ensemble de sa logistique et de ses bureaux sur Clermont-Ferrand, et ce, pour pérenniser l’entreprise et imaginer de nouveaux développements sur le plan national. Ce choix a entraîné de profondes transformations pour cette entreprise familiale historiquement installée sur Aurillac. Ainsi, tout le personnel n’a pas suivi, notamment au niveau du marketing et de la communication ou encore de la logistique. Le groupe a donc dû se séparer de collaborateurs de longue date, et recruter de nouveaux profils. Du côté de l’infrastructure, le siège social s’est implanté non loin de l’autoroute, juste à côté de la plate-forme logistique. “Le budget nécessaire, avec l’immobilier, a été de 8 millions d’euros, précise Pierre-Jean Flauraud, président-directeur général du groupe éponyme. Le démarrage a été complexe, car les processus de travail sont différents, et le personnel disposait de peu d’expérience. Notre objectif consiste à être pleinement opérationnel pour le 1er janvier 2013.”

Trois sites en un

Ouverte en juillet, la plate-forme nationale s’étend sur 16 000 m2, avec un stockage réparti sur deux entrepôts. Les racks accueillent environ 30 000 références (contre 20 000 auparavant à Aurillac), pour une valeur de stock de 10 millions d’euros. Le groupe avait changé son ERP il y a trois ans, il n’y a donc pas de changement sur ce point. Les magasiniers partent dans les allées, armés d’une douchette, suivant les instructions du bon de livraison. Toutes les commandes sont pesées à la fin pour éviter les erreurs. En revanche, et c’est nouveau, le groupe passe désormais par un ordonnanceur, qui se charge de préparer toutes les commandes clients en tenant compte des dates de livraisons souhaitées, du plan de transport et du type de commande. La préparation des commandes se fait en continu de 6 à 20 heures. Les petits colis, de faible poids, sont expédiés par Chronopost, tandis que les grosses commandes passent par un service de messagerie. Un service de navette se charge d’alimenter les magasins du groupe Flauraud deux fois par semaine, et tous les soirs pour le dépannage.

Autre changement, le groupe a implanté des Kardex au fond du bâtiment. Ce type d’outil se retrouve souvent dans le monde de l’industrie. Il s’agit d’un stockage vertical, où de multiples plateaux, contenant plusieurs casiers, tournent. En identifiant une référence, le bon plateau arrive devant le magasinier. Le Kardex stocke les pièces à rotation moyenne, pesant moins d’un kilo et à forte valeur. Typiquement, les autoradios ou l’outillage rentrent dans les casiers de l’un des six Kardex. “Avec ce système, la productivité est multipliée par deux par rapport aux autres zones, explique le responsable du site. Nous gagnons aussi de la place, puisque le stockage se fait sur toute la hauteur du bâtiment. En revanche, nous ne mettons pas les fortes rotations, car nous aurions alors des problèmes pour le réapprovisionnement.” Concernant l’approvisionnement, une équipe de nuit intervient, de 18 heures à 1 heure du matin, pour remplir les casiers de manière préventive, afin d’éviter les ruptures. Une équipe en journée se charge de pallier les urgences.

La concentration des stocks permet au groupe d’expédier depuis un seul et même lieu les pièces automobiles, les fournitures industrielles ainsi que les accessoires. Le groupe a anticipé les évolutions des gammes, et il reste encore de la place pour rajouter des références.

Au final, Flauraud annonce un objectif de volume de 10 500 lignes de commandes par jour, avec un taux de service de 95 %, pour une livraison sous 24 heures.

La croissance par la technique

Fort de ce nouvel outil logistique, le groupe souhaite ouvrir de nouveaux centres. Il dispose actuellement de 19 centres, la plupart implantés autour d’Aurillac. La croissance viendra également du produit. D’une part, Flauraud possède une marque propre de pièces auto, Technik’a, qui adopte une politique tarifaire dépositionnée pour les véhicules plus anciens. Et pour le nouveau directeur marketing, Stéphane Robert, cette marque a le grand avantage d’être proposée en exclusivité aux professionnels, avec une couverture large, absente des catalogues des pièces en ligne. “Avec Technik’a, les réparateurs peuvent proposer un devis maîtrisé”, précise-t-il. D’autre part, le groupe s’est aussi engagé dans la vente de pièces techniques, au travers d’un programme Engine Management System. Ce dernier propose autant de la pièce que des services, notamment de la formation (Flauraud Academy) et de la hotline technique. “Nous recevons environ 4 000 appels par mois, détaille Pierre-Jean Flauraud. Nous avons également beaucoup travaillé sur notre catalogue électronique, qui se trouve désormais interfacé avec Autodata, afin d’aider les professionnels à interpréter les codes défauts. Et nous réfléchissons déjà à une nouvelle interface, notamment pour présenter la pièce en 3D, et à indiquer les pièces pour le véhicule identifié.”

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