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Distribution

Grésivaudan Pièces Auto fête ses 20 ans et ses convictions

Publié le 27 juin 2022
Par Romain Baly
3 min de lecture
Deux décennies après sa création, Grésivaudan Pièces Autos a trouvé sa place dans la rechange grenobloise. En misant sur le service et le bouche-à-oreille, le distributeur fédère un large contingent de professionnels qui se reconnaissent dans son indépendance. Une valeur centrale et revendiquée.
C'est à Domène (38), à une dizaine de kilomètres de Grenoble, que GPA est implanté depuis sa création en 2002.
C'est à Domène (38), à une dizaine de kilomètres de Grenoble, que GPA est implanté depuis sa création en 2002.

Du côté de Domène (38), la discrétion est de rigueur et les mots sont comptés. Un savoir-vivre propre aux régions montagneuses. Excusez le cliché mais cette analyse sied pourtant à merveille à Grésivaudan Pièces Auto (GPA). A l'échelle de la rechange hexagonale, la société iséroise n'est ni la plus connue, ni la plus grande et cela importe peu à Hervé Piconnet. Voilà 20 ans que le dirigeant mène sa barque avec son épouse Nicole, fort de convictions et d'idées totalement assumées.

En remontant le cours du temps, on se dit que finalement rien n'a vraiment changé entre 2002 et 2022. Au départ, il y a l'envie de voler de ses propres ailes et de vivre une grande aventure. S'il est méconnu de monsieur, qui a fait carrière jusqu'ici dans le ferroviaire, le milieu de l'après-vente est un domaine que maîtrise madame après avoir dirigé plusieurs magasins. Un duo paradoxalement complémentaire. A lui la technique, à elle le commerce et l'administratif, à eux l'envie d'être aux manettes et de ne jamais se voir dicter leur ligne de conduite.

L'influence de Dasir

Durant ces vingt ans, GPA s'est ainsi progressivement développé en misant sur le service plus que les prix. "On n'a jamais voulu s'inscrire dans cette logique, explique Hervé Piconnet. On gagne beaucoup plus à servir les clients, à être toujours là quand ils ont un besoin, plutôt qu'à les satisfaire à coup de remises".

Une philosophie de "dépanneur" empruntée à Dasir, entre autres, la plateforme lyonnaise dont Alain Lefeuvre, père de Pascale et ex-dirigeant de la société, a indirectement contribué au lancement de GPA. "Il fait partie de ces gens qui ont accepté de nous suivre au tout début et avec qui nous partageons la même ADN, la même vision de notre métier", souffle le dirigeant. Aujourd'hui, le distributeur fédère un grand nombre de professionnels sans jamais, et c'est une sacré singularité, ni communiquer, ni animer ses ventes.

Sans commercial mais pas sans croissance

GPA fonctionne ainsi selon le principe du bouche-à-oreille et ne dispose pas de commercial. "L'histoire s'est construite comme ça. Au départ, nous n'étions que trois. Moi qui ne me versais pas de salaire, mon épouse et un livreur. Au fil du temps, on a trouvé notre équilibre sans commercial et sans avoir cette démarche d'aller chercher les clients." Cela n'a jamais entravé la bonne évolution de la société qui affichait à fin 2021 un chiffre d'affaires de 4,1 millions d'euros et une croissance de 12 % avec 21 salariés.

En matière de singularité, il y a encore un sujet à soulever concernant GPA. Adhérent Partner's depuis une dizaine d'années, le distributeur se définit paradoxalement à la marge de son organisation et du principe même de groupement. "On est devenu Partner's presque par hasard. Ce n'était ni un besoin, ni une conviction, admet Hervé Piconnet. On est profondément indépendants et, dans la conjoncture actuelle, c'est ce qui nous sauve".

Quel avenir chez Alliance Automotive ?

Bien sûr, cette stratégie a aussi ses limites. GPA ne fédère par exemple aucun garage et ne compte pas vraiment sur une éventuelle arrivée chez Précisium, dictée par la disparition progressive du panneau Partner's, pour appuyer sur ce levier. Son avenir s'écrira-t-il encore longtemps chez Alliance Automotive ? "On verra", élude le dirigeant qui explique s'être vu proposer le panneau Pièces Auto et l'avoir logiquement refusé, celui-ci ne collant pas aux spécificités de sa société. "Devenir Précisium, pourquoi pas mais pas n'importe comment, ajoute-t-il. On ne veut pas être dans un carcan".

Hervé Piconnet sait aussi que cette indépendance revendiquée est l'un des facteurs de son succès. "Beaucoup de nos clients se reconnaissent en nous pour cette raison", souligne-t-il. A l'heure de fêter les 20 ans de GPA, Hervé et Nicole Piconnet mesurent aussi le chemin parcouru. "Il y a de la fierté parce qu'on a réussi ensemble, en couple, et aussi parce qu'on a réussi à créer une équipe très soudée qui se sent bien chez nous." Fidèle à sa ligne de conduite, le distributeur entend continuer de grandir avec ambition mais prudence.

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