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Distribution

LKQ envisage sa mise en vente

Publié le 27 janvier 2026
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Par Mohamed Aredjal
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2 min de lecture
Le conseil d'administration de LKQ a lancé un examen stratégique pouvant aboutir à la vente du groupe. Cette annonce intervient alors que plusieurs actionnaires réclament depuis des mois une reconfiguration en profondeur du géant américain de la pièce de rechange.
La capitalisation boursière de LKQ Corporation a reculé de 20 % en un an malgré plusieurs cessions d’actifs. ©AdobeStock
La capitalisation boursière de LKQ Corporation a reculé de 20 % en un an malgré plusieurs cessions d’actifs. ©AdobeStock

L’annonce risque de faire grand bruit. LKQ Corporation a confirmé que son conseil d'administration travaillait avec ses conseillers financiers pour "évaluer les alternatives stratégiques, y compris une vente potentielle du groupe". Mandaté pour accompagner cette démarche, BofA Securities pilote les discussions avec les investisseurs, tandis que le cabinet juridique Wachtell, Lipton, Rosen & Katz assure le volet légal.

Dans un communiqué officiel, John Mendel, président du conseil d'administration, justifie cette initiative par la nécessité de "maximiser les retours pour les actionnaires". Il précise que le conseil cherche à "identifier le meilleur chemin pour débloquer une valeur qui n’est pas reflétée dans la valorisation actuelle".

Aucun calendrier définitif n’a été fixé pour cet examen, et le groupe précise qu’aucune transaction n’est garantie. LKQ s’est par ailleurs engagé à ne pas commenter l’évolution du dossier, sauf si la loi ou les circonstances l’exigent.

Un avenir européen en question

Cet arbitrage stratégique de LKQ s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre la direction et certains actionnaires. Depuis plusieurs mois, le fonds activiste Ananym Capital exerce une pression soutenue sur le management, réclamant la cession des activités européennes jugées peu performantes et un recentrage sur le marché nord-américain.

Les chiffres illustrent le malaise. En un an, la capitalisation boursière de LKQ a fondu de près de 20 %, malgré plusieurs opérations de cessions d’actifs. Le titre, désormais valorisé à huit milliards de dollars, afficherait un retard de 33 % sur douze mois par rapport à ses concurrents, de 113 % sur cinq ans et de 253 % sur dix ans, selon Ananym Capital.

Face à ces critiques, le directeur général Justin Jude a défendu la stratégie actuelle lors de la présentation des résultats trimestriels. "Les défis en Europe touchent toute l’industrie, mais LKQ a montré par le passé sa capacité à réussir dans des environnements complexes. Nous pouvons obtenir les mêmes résultats sur le Vieux Continent", a-t-il affirmé.

Pour tenter de redresser la barre, LKQ a déjà amorcé un mouvement de recentrage. L’été dernier, le groupe a cédé son activité de self-service au fonds Pacific Avenue Capital Partners pour 410 millions de dollars. Plus récemment, selon l’agence Reuters, la mise en vente de Keystone Automotive Industries, sa division de pièces de carrosserie en Amérique du Nord, aurait été lancée. Cette entité serait valorisée autour du milliard de dollars.

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