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Pneumatique : le marché européen confirme son embellie

Publié le 14 avril 2022
Par Romain Baly
< 1 min de lecture
Après un bel exercice 2021, l'industrie continentale du pneumatique a réalisé un solide début d'année 2022. Hormis celui de l'agricole, tous les segments sont en croissance.
Tous les segments du marché, à l'exception de l'agricole, ont enregistré de la croissance au premier trimestre 2022. ©AdobeStock
Tous les segments du marché, à l'exception de l'agricole, ont enregistré de la croissance au premier trimestre 2022. ©AdobeStock

Après s'être extirpé de la crise sanitaire l'an passé, renouant à cette occasion avec ses niveaux de 2019, le marché européen du pneumatique confirme sa dynamique. Sur les trois premiers mois de 2022, le segment TC4 de remplacement a vu ses volumes croître de 9 %, à hauteur de 61,674 millions d'unités, comparé au T1 2021. Assez logiquement, les enveloppes toutes saisons se démarquent avec une progression de 22 %, contre 8 % pour celles hiver et 4 % pour celles été.

Autre réussite : les ventes de pneumatiques poids lourds/bus ont atteint sur cette même période 3,674 millions d'unités, soit 10 % de plus qu'un an plus tôt. Volume et tendance assez similaires pour le segment des deux roues (motos et scooters), qui enregistre une croissance de 9 %, pour un total de 3,551 millions d'enveloppes écoulées. Au final, seul le segment des pneus agricoles a souffert, reculant de sept points (344 000 unités).

Des tensions demeurent

Ce résultat encourageant n'occulte toutefois pas les interrogations qui entourent le marché. L'ETRMA, l’association européenne des fabricants de pneus et de caoutchouc qui compile ces données, note que "le rythme de la croissance s'est ralenti en mars en raison des incertitudes et de l'impact générés par le conflit russo-ukrainien".

"Nous espérons tous que, dans les semaines à venir, nous assisterons à une résolution du conflit pour arrêter la guerre et rétablir la paix, ajoute Fazilet Cinaralp, secrétaire générale de l'organisation. Nous devons être réalistes et supposer que les tensions sur l'approvisionnement en matières premières et en énergie situation actuelle sont susceptibles d'affecter les volumes de ventes dans les mois à venir".

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