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Automotive Mobility Europe : concessionnaires et réparateurs unis face à Bruxelles

Publié le 26 mars 2025
Par Mohamed Aredjal
2 min de lecture
Huit associations nationales, dont Mobilians pour la France, viennent de créer "Automotive Mobility Europe". Cette nouvelle alliance ambitionne de défendre les intérêts des acteurs de l'après-vente et des services de mobilité auprès des institutions européennes.
Automotive Mobility Europe
La création d'Automotive Mobility Europe doit marquer une étape importante dans la structuration de la filière des services automobiles à l'échelle européenne. ©AME

Alors que l'industrie automobile européenne traverse une période de profonde transformation, les acteurs de la filière des services jouent la carte de l'union sacrée. Réunies à Amsterdam le 20 mars dernier, les fédérations professionnelles de huit pays ont officialisé la naissance d'une alliance inédite destinée à peser dans les décisions bruxelloises.

Intitulée "Automotive Mobility Europe" (AME), cette nouvelle organisation matérialise une volonté commune des professionnels de se faire entendre. Elle rassemble plusieurs syndicats dont Mobilians (France), ZDK (Allemagne), Ganvam (Espagne) ou encore Bovag (Pays-Bas), représentant au total des milliers d'entreprises du secteur.

"Nos activités génèrent plus de la moitié des emplois du domaine automobile en Europe, pourtant nos préoccupations sont souvent marginalisées dans les débats politiques", explique Xavier Horent, directeur général de Mobilians et coprésident de la nouvelle alliance.

Avec son slogan "Keep Europe Moving", cette nouvelle alliance tient donc à rappeler le rôle essentiel des métiers de l'après-vente dans la mobilité quotidienne des Européens. Un secteur qui emploie près de cinq millions de personnes sur le continent, mais dont la contribution économique et sociale reste souvent sous-estimée.

Cinq chantiers prioritaires

L'alliance a défini plusieurs axes de travail stratégiques. Le premier concerne le plaidoyer institutionnel, avec l'objectif d'influer sur les réglementations européennes touchant à l'accès aux données techniques, aux normes d'interopérabilité ou au soutien aux petites entreprises du secteur.

Le partage d'expertises constitue le deuxième pilier de l'AME, qui veut favoriser les échanges transfrontaliers sur les meilleures pratiques en matière de digitalisation des ateliers ou d'adaptation aux nouvelles motorisations. Autre enjeu majeur : la formation. Face à l'électrification du parc et à la montée en puissance des véhicules connectés, l'alliance veut anticiper les besoins en compétences techniques des réparateurs et concessionnaires.

La transition écologique figure également au cœur des préoccupations de la coalition. Ses membres s'engagent à promouvoir des pratiques vertueuses, comme le reconditionnement de pièces ou l'allongement de la durée de vie des véhicules. Enfin, l'AME entend renforcer la visibilité internationale de la filière en participant activement aux grands rendez-vous professionnels et en dialoguant avec l'ensemble des parties prenantes de la mobilité.

Un tandem franco-allemand à la manœuvre

La gouvernance de l'alliance reflète les équilibres géopolitiques du secteur automobile européen. Xavier Horent et Kurt-Christian Scheel (ZDK) ont été élus coprésidents de cette structure qui installera son siège à Bruxelles, au plus près des institutions européennes.

"Notre ambition est de construire des relations constructives avec l'ensemble des acteurs, des constructeurs aux équipementiers en passant par les distributeurs de pièces", précise Xavier Horent. Cette position d'interface devrait permettre à l'AME de jouer un rôle central dans les futures négociations sectorielles.

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