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Le cap des 350 000 tonnes pour Aliapur en 2017

Publié le 31 janvier 2018
Par Romain Baly
2 min de lecture
Une fois n'est pas coutume, le premier organisme de collecte et de valorisation de pneus usagés a battu un nouveau record l'an dernier avec un volume en hausse de 4,7% sur un an.
En marge de sa croissance, Aliapur poursuit également son développement à l'international.
En marge de sa croissance, Aliapur poursuit également son développement à l'international.

Année après année, Aliapur continue de s'améliorer. Principal organisme de collecte et de recyclage de pneumatiques dans l'Hexagone, la société a battu l'an dernier un nouveau record qui est loin d'être anodin. En 2017, pas moins de 350 000 tonnes de vieilles matières ont été collectées par les équipes et les prestataires d'Aliapur, soit une croissance de 4,5% sur un an, alors que son chiffre d'affaires s'est établit à 58,2 millions d'euros (+6,2% comparé à 2016).

Un résultat qualifié de "magnifique" par Hervé Domas, son directeur général, pour qui "atteindre ces résultats est une vraie satisfaction car cela prouve que nous avons un outil opérationnel qui fonctionne bien avec 27 sous-traitants s'inscrivant parfaitement dans notre démarche." Une satisfaction d'autant plus grande pour le dirigeant que cette croissance s'inscrit désormais en parallèle d'un développement international aussi vertueux que vital.

Un savoir-faire reconnu dans le monde

Une stratégie construite dans la douleur suite à la volonté des autorités marocaines, un marché clé pour Aliapur, d'interdire courant 2016 et de façon momentanée l'entrée de tous types de déchets sur leur territoire. "Cet évènement nous a convaincu que nous ne pouvions plus être trop dépendant d'un marché. D'où cette volonté de se diversifier." Espagne, Portugal, Pakistan, Inde, Corée ou encore Japon, le collecteur est aujourd'hui présent dans une dizaine de pays.

"Pour un Béotien, ça peut paraitre anodin, mais voir que la qualité du broyat français parle aussi bien à un cimentier espagnol, turc ou indien est une vraie reconnaissance de votre travail", ajoute Hervé Domas. Seule déception pour ce dernier : ne pas être davantage reconnu en France. "On est les champions du monde de la collecte de déchets et pourtant, face à un décideur, cette image de déchet créée toujours des blocages. Donnons-nous comme objectif de valoriser cette matière chez nous et arrêtons de croire que la valorisation énergétique du pneumatique est moins noble qu'autre chose."

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