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L'enjeu de la réparabilité et de la durabilité automobiles au cœur des élections européennes

Publié le 7 juin 2024
Par Tristan Baez
2 min de lecture
Les Français sont appelés à voter ce dimanche 9 juin 2024 aux élections européennes. La Feda encourage les automobilistes à s'y rendre, rappelant qu'elle plaide, avec la Figiefa, en faveur de mesures pour la réparabilité et pour la durabilité des véhicules.
La Feda appelle les automobilistes à voter lors des élections européennes du 9 juin 2024. ©JwStudio
La Feda appelle les automobilistes à voter lors des élections européennes du 9 juin 2024. ©JwStudio

Ce 9 juin 2024, les Français élisent leurs parlementaires européens. Ce vote de grande importance, qui a lieu tous les quatre ans, permet de régir les futures lois communes aux États membres de l'Union européenne.

Dans un contexte de dérèglement climatique, les légiférations de l'UE s'orientent de plus en plus vers l'écologie. Le domaine de l'automobile est le premier touché par ces velléités de mobilités durables, comme en témoigne la mesure phare actant l'obligation pour les constructeurs d'électrifier leur gamme pour 2035.

Ces élections sont donc d'une grande importance, comme le souligne la Feda, pour les automobilistes, mais également pour les acteurs de la distribution et de la réparation automobile. La fédération s'est alors lancée dans une croisade de propositions prenant en compte tant la transition écologique que le pouvoir d'achat des consommateurs.

Les propositions de la Feda

Selon la Feda, l'électrification du parc roulant ne doit pas effacer la possibilité de réparer son véhicule thermique encore utilisable. Le VE est encore difficile à réparer. A contrario, l'utilité de procéder à la réparation de son véhicule thermique en circulation est en adéquation avec les objectifs de mobilité durable de l'UE. En d'autres termes, la décarbonation des mobilités ne doit pas obliger l'automobiliste à jeter un véhicule thermique en capacité de circuler.

En suivant cette logique et pour favoriser la réparation des véhicules, la Feda invite à défendre le pouvoir d'achat des ménages. L'enjeu de réduire le coût des pièces détachées prend alors tout son sens. Certains États membres de l'UE détiennent encore un monopole total ou partiel des constructeurs sur des pièces de carrosserie. Ainsi, la Feda et la Figiefa (voix de la distribution indépendante à Bruxelles) plaident pour une harmonisation européenne de l'accès aux pièces détachées concurrentielles. De quoi rendre les réparations plus accessibles.

Les technologies à réglementer

La Feda souhaite que les parlementaires qui nous représenteront au terme de ces élections interpellent l'Union européenne au sujet du "giga-casting". Cette technologie qui consiste à produire des pièces entières de carrosserie d'un seul tenant à l'aide d'énormes presses compromet la réparabilité des véhicules. De même, elle alourdit le coût d'une réparation et peut même s'avérer impossible à changer dans certains cas. La Feda encourage donc vivement un encadrement strict de cette technologie chez les constructeurs.

À mesure que les voitures deviennent des machines ultra-technologiques, leur digitalisation pourrait mettre en péril l'après-vente indépendante et inciter une concurrence déloyale. La solution envisagée par la Feda serait une législation permettant un accès illimité et en temps réel aux données produites par les véhicules pour l'après-vente indépendante.

Déjà évoqué lors de la précédente mandature, ce projet avait été avorté. La Feda compte donc sur la prochaine Commission européenne et les futurs parlementaires pour engager leur responsabilité sur la nécessité d'établir des normes de durabilité et de réparabilité des véhicules.

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