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Feda

Nouvel appel de la Feda contre le monopole des pièces de carrosserie

Publié le 8 février 2019
Par Mohamed Aredjal
2 min de lecture
Dans la lignée des propositions émises par l’UFC-Que Choisir, la Feda rappelle la nécessité de libéraliser la vente de pièces de carrosserie. Pour mesurer les répercussions économiques liées à ce monopole, la fédération prépare une enquête auprès de ses adhérents.
La Feda a de nouveau sollicité les acteurs gouvernementaux pour obtenir des avancées sur ce dossier de la pièce captive.

 

La libéralisation du marché de la pièce captive peut-elle favoriser le pouvoir d’achat des Français ? L’UFC-Que Choisir répond par l’affirmative. Dans le cadre du Grand débat national, l’association a publié un document avec 12 mesures concrètes censées garantir une "progression durable du pouvoir d’achat". Parmi ses propositions, l’organisme au service des consommateurs relance l’idée d’une libéralisation de la vente de pièces de carrosserie, qui fait encore aujourd’hui l’objet d’un monopole.

Dans une de ses dernières études, l’UFC-Que Choisir avait mis en évidence que le prix d’une pièce adaptable était en moyenne 34 % inférieur au tarif constructeur. Pesant lourd sur le budget des ménages, ce surcoût se répercute, en outre, sur les primes d’assurance automobile, qui prennent en charge une grande partie des réparations. "En supprimant ce monopole sur les pièces de carrosserie, les consommateurs pourraient économiser jusqu’à 415 millions d’euros par an", insiste l’association.

La Feda lance un sondage auprès de ses adhérents

Réagissant à cette campagne, la Fédération de la distribution automobile (Feda) a annoncé soutenir fortement cette demande qui fait évidemment écho au combat qu’elle mène déjà depuis plusieurs années auprès des autorités publiques. Suite aux révélations de Mediapart sur les pratiques de nombreux constructeurs autour de la tarification de leurs pièces de carrosserie, la Feda avait saisi au cours de l’été 2018 le Gouvernement ainsi que la DGCCRF. Pour le moment, en vain…

"Le Gouvernement n’a visiblement pas pris la mesure du problème posé par ce monopole anachronique auquel la totalité des grands marchés européens de l’automobile ont déjà renoncé", regrette la fédération. Mais pas question pour cette dernière d’abandonner son combat. L’organisation professionnelle va lancer dans les prochains jours une enquête auprès de ses adhérents confrontés à cette problématique afin de connaître les difficultés liées au monopole des pièces captives.

La Feda espère ainsi obtenir une estimation de l’économie (ou toute donnée chiffrée pertinente) que représenterait la libéralisation de ce marché.

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