Otovia Pilot, une boîte à outils complète pour le vitrage

Hadrien Dijoux n’est pas un nouvel entrant dans l’univers du vitrage. Fort de dix années d’expérience dans la réparation de pare-brise, le cofondateur de Ouiglass a récemment quitté ses fonctions opérationnelles au sein de la tête de réseau pour lancer Otovia Pilot, un outil digital pensé pour répondre aux contraintes très concrètes des ateliers.
Entré en service début janvier 2026, après environ un an de développement, l’écosystème revendique déjà près de 140 réparateurs utilisateurs, en France mais aussi au Luxembourg et en Suisse.
Un outil conçu à partir des réalités du terrain
"Otovia Pilot est issu d'une idée venue du terrain, explique Hadrien Dijoux. Il s'agit d'un outil tout en un, issu de mon expérience. Il répond aux besoins d'un maximum de professionnels, sur les problématiques de pilotage de centre, avec une visibilité sur leurs achats et l'accès aux meilleurs prix des fournisseurs". Entièrement centré sur l’activité bris de glace, le logiciel s’adresse aussi bien aux spécialistes du vitrage qu’aux carrossiers, mécaniciens, réseaux organisés ou techniciens indépendants.
Concrètement, Otovia Pilot centralise les principales briques de gestion liées à la réparation de vitrage : chiffrage, facturation, identification des pare-brise – via une connexion à Sidexa –, achats auprès des fournisseurs et suivi des paiements. Sur ce dernier point, l’outil s’appuie sur une société française spécialisée pour externaliser les démarches de relance et de recouvrement, une charge administrative particulièrement lourde pour les réparateurs non agréés.
Un "Doctolib du vitrage"
Si Otovia Pilot se positionne avant tout comme un logiciel métier, le projet ne s’arrête pas aux seuls professionnels. En parallèle, l’éditeur a lancé Otovia.co, une plateforme de référencement des acteurs du vitrage à destination des automobilistes. Inspirée du modèle de Doctolib, elle permet d’identifier les réparateurs les plus proches et de présenter leurs services annexes, comme l’intervention à domicile, l’entretien ou le décalaminage.
"L'idée c'est d'attirer un maximum de personnes sur la plateforme, précise Hadrien Dijoux. Dès qu'un volume suffisant de réparateurs sera atteint, nous communiquerons autour de son existence, sur Google et les réseaux sociaux".
Côté professionnels, Otovia Pilot se veut également un outil d’aide à la décision. Interconnecté avec les catalogues de la quasi-totalité des fournisseurs du marché, il permet de consulter en temps réel la disponibilité des références et leurs conditions tarifaires. Les réparateurs disposent ainsi d’une vision plus fine de leurs achats, qu’il s’agisse d’optimiser les coûts ou de privilégier les délais de livraison.
Lancé depuis seulement quelques semaines, Otovia Pilot n’entend pas s’arrêter là. L’éditeur travaille déjà à de nouvelles évolutions, notamment autour de l’automatisation des tâches. "Nous voulons encore améliorer l'autonomisation des tâches avec l'IA, pour faire gagner du temps aux réparateurs", indique le dirigeant. Ce dernier précise viser 250 à 300 réparateurs d'ici à 2027. Un objectif visiblement atteignable, au regard de son succès un mois après son lancement.
