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Carrosserie

Baromètre FFC : la carrosserie tourne au ralenti

Publié le 17 novembre 2020
Par Mohamed Aredjal
3 min de lecture
La FFC présente son baromètre de l'activité carrosserie du troisième trimestre 2020. Depuis le début de l’année, les professionnels de la réparation-collision ont vu leur chiffre d’affaires reculer de 13 %. Le bris de glace et le débosselage sont dans le rouge.
Depuis le déconfinement, plus de 40% de l’activité en volume est constitué par de la carrosserie légère selon le baromètre de la FFC.

C’est sûr, 2020 ne restera pas dans les annales de la carrosserie française. Plombé par la crise sanitaire et les périodes de confinement, l’activité de réparation - collision affiche un net recul depuis janvier selon le dernier baromètre de la Fédération française de carrosserie (FFC), réalisé en partenariat avec le Gipa. De janvier à septembre 2020, le chiffre d’affaires moyen des carrossiers interrogés a ainsi régressé de 13 % tandis que les entrées à l’atelier ont chuté de 11 %.

Dans ce contexte, c’est l’activité bris de glace qui semble être tout particulièrement impactée puisqu’elle est en baisse chez 57 % des sondés. Même constat pour le débosselage sans peinture, en décroissance chez 51 % des carrossiers. A contrario, la réparation de pièces de carrosserie est l’activité qui s’est le mieux comportée selon 52 % des professionnels.

Des chiffres qui confirment les conséquences des nombreuses semaines de confinement, et donc d’immobilisation du parc roulant, sur le volume d’affaires des carrossiers. D’ailleurs, 39 % des ateliers interrogés ont confirmé que leur activité assurance était en repli. Le hors assurance accuse un recul moins important de 32 %. Notons que le coût moyen facturé aux clients s’est, quant à lui, montré relativement stable avec une hausse de 1 % sur les 9 premiers mois de l’exercice.

Les carrossiers indépendants plus nombreux à souscrire un PGE

Face à ces difficultés, pour surmonter leurs problèmes de trésorerie, 34 % des carrosseries ont fait appel à un prêt garanti par l’Etat (PGE). En analysant dans le détail ce chiffre, on s’aperçoit que le dispositif de soutien mis en place par le gouvernement a été essentiellement activé par les carrosseries indépendantes (46 %). Les concessionnaires (12 %) et les agents (34 %) en ont moins ressenti le besoin.

FFC-Barometre

Indicateur encourageant mis en exergue par l’étude de la FFC : 49 % des carrossiers ont affirmé avoir repris un rythme de travail normal après le déconfinement de mai. En septembre dernier, 44 % des professionnels sondés ont déclaré que leurs résultats mensuels étaient conformes à un mois de septembre traditionnel. Et 26 % d’entre eux ont même confié que leur charge de travail était plus importante. Evidemment, le nouveau confinement engagé depuis le 30 octobre a dû changer la donne…

Le RDV en ligne, absent chez 68 % des carrossiers

Dans son étude, la FFC a également interrogé les ateliers sur les actions qu’ils mettront en place par pour relancer leur activité. La publicité locale est le levier prioritaire identifié par les carrossiers (28 % des sondés). La promotion TV ou radio (18 %) et la création de forfaits de carrosserie légère (15 %) font également partie des actions envisagées par les professionnels.

FFC-Barometre

Plus surprenant : 42 % des interrogés n’ont prévu aucune des propositions soumises par l’étude. Notons qu’en dépit d’une digitalisation toujours plus importante du secteur, seuls 32 % des carrosseries proposent aujourd’hui un service de rendez-vous en ligne…

Pour étoffer leur portefeuille clients, les carrossiers étudient aussi de nombreuses pistes : 25 % d’entre eux veulent développer leur clientèle professionnelle, 18 % pensent lancer une activité VO tandis que 14 % ciblent la carrosserie rapide.

 

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