Carrosserie : les pièces de réemploi confirment leur percée

Les chiffres de l'association professionnelle SRA parlent d'eux-mêmes. Au quatrième trimestre 2025, 20,9 % des rapports d'expertise consécutifs à des sinistres de collision ont compté au moins une pièce issue du réemploi. Un bilan qui marque une progression constante depuis 2020, où ce taux plafonnait à 9,5 %.
Cette montée en puissance se traduit également dans la composition même des réparations. Les pièces de seconde vie représentent désormais 6,1 % du total des composants remplacés, contre 5,3 % un an auparavant. Pour les véhicules âgés d'au moins cinq ans, cette proportion grimpe à 8,5 %, soit un gain de 0,9 point en 12 mois.
Une stratégie face à la hausse des coûts
Cette évolution ne doit rien au hasard. Les coûts de réparation automobile ont atteint des sommets ces dernières années, atteignant près de 6 % entre fin 2024 et fin 2025. Avec une augmentation de 5,5 % sur un an, le poste des pièces détachées représente désormais plus de la moitié des dépenses engagées pour remettre un véhicule en état.
Dans ce contexte et face à un parc vieillissant, le réemploi apparaît comme une réponse pragmatique pour les assureurs. Ces derniers ont multiplié les initiatives pour développer la filière : resserrement des réseaux de recycleurs, politiques commerciales incitatives, etc. Les leviers mobilisés convergent tous vers un même objectif : contenir la dérive budgétaire des sinistres.
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